Chantal Casal : « La satisfaction d'être autonome en élevage grâce aux protéines végétales »

Installée dans l'Aveyron, Chantal Casal est à la tête d'une ferme laitière en agriculture biologique, l'Earl Harmonie. Elle cultive un mélange de protéagineux qu'elle associe au maïs pour l'alimentation de son troupeau : 38 vaches, essentiellement des prim'holstein.

« Nous sommes plusieurs agriculteurs, certains en conventionnel et d'autres en agriculture biologique, à nous être regroupés pour réfléchir et trouver ensemble des solutions pour produire nous-mêmes notre protéine végétale, ne pas avoir à l’importer ou à l’acheter à des tarifs qui sont assez conséquents.

Le bénéfice global que l’on peut en retirer ? C’est la satisfaction d’être plus autonome, d’être moins dépendant de l’extérieur. Et d'être en phase avec ce que nous sommes capables de produire, ici, sur notre territoire. »

Trouver le bon mélange de plantes riches en protéines

« Pour l'alimentation de mon troupeau, j’étais sur un système classique d’ensilage de maïs et de ray grass-trèfle. Aujourd'hui, j'associe le maïs à un mélange de protéagineux que je cultive sur ma ferme. La chambre d‘agriculture nous a accompagnés pour définir ce mélange, à base de féveroles, de pois, de vesces et d'avoine, grâce à un suivi d'essais.

L'intérêt est aussi agronomique. Les protéines végétales captent l’azote de l'air et, de plus, leurs racines structurent le sol. On a ainsi une terre beaucoup plus aérée, alors que le ray grass que je plantais avant a un tissu racinaire très compact qui est moins intéressant pour la vie du sol. »

  • Les vaches sont nourries avec un mélange de maïs – pour l'apport d'énergie – et de protéines végétales produites sur l'exploitation. Vivien Picouleau / agriculture.gouv.fr
  • Les jeunes plants de féverole riches en protéines végétales permettent de capter l'azote de l'air. Vivien Picouleau / agriculture.gouv.fr

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