Alimentation : le défi de la confiance

ALIMENTATION / C’EST NOUVEAU - Découvrez le numéro 1556 d’Alimagri, le magazine du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

À chacun sa madeleine de Proust, le gâteau de l’enfance, celui qui réconforte, et que tout au long de sa vie, on a plaisir à retrouver, avec le même goût, la même texture, la même confiance. À chacun de grandir et de faire ses découvertes – cuisines d’autres terroirs, d’autres pays– et d’être un consommateur avec des attentes précises : des emballages plus pratiques, des aliments prêts à l’emploi, des produits plus respectueux de l’environnement ou des aliments moins riches en sucre en sel ou en gras. À chacun aussi ses préférences pour faire ses courses – grandes surfaces, commerçants de quartier, vente directe.

Mais, en filigrane, c’est toujours la même demande : pouvoir acheter et manger en toute confiance. Une confiance que l’actualité récente a pu mettre à mal. Les consommateurs réclament plus de traçabilité, de sécurité, d’informations. Répondre à cette demande, c’est améliorer les process, les contrôles et les étiquetages. C’est aussi montrer les femmes et les hommes, les professionnels de l’alimentaire. Le consommateur sait-il suffisamment que l’implication, la créativité, l’innovation, la citoyenneté sont des valeurs qui continuent à animer ceux qui font notre alimentation ?

Le paradoxe est de taille. Jamais l’alimentation n’a été aussi sûre, ni aussi contrôlée à chacun des stades de fabrication. Jamais les Français n’ont autant prisé les produits alimentaires, le terroir, les arts de la table, les échanges autour des repas, entre eux, dans les médias, sur les réseaux sociaux. Et pourtant, de crise sanitaire en scandale alimentaire, de la vache folle aux lasagnes à la viande de cheval, en passant par les graines germées contaminées par la bactérie e.coli, la confiance dans l’alimentation semble s’éroder. Les études d’opinions font apparaître une dégradation régulière et inquiétante de la confiance. Un doigt accusateur est pointé sur ce monde aux multiples facettes et méconnu qu’est l’univers de l’agroalimentaire. Pourtant, c’est un fait, l’alimentation à la française reste l’une des meilleure au monde en termes de qualité des produits comme de qualité sanitaire. La traçabilité exemplaire du bœuf français est une conséquence de la crise de vache folle des années 90, tout comme la création d’une agence de sécurité sanitaire indépendante. Plus récemment, ce que certains ont été jusqu’à appeler le “horsegate” a conduit l’ensemble de la filière viande à chercher des solutions, avec les pouvoirs publics, pour rétablir la confiance du citoyen-consommateur. Charte anti-fraude, renforcement de la traçabilité des plats préparés, encadrement de l’activité des traders... Le gouvernement l’a promis : « nous sortirons de cette crise par le haut  ». Autour du patrimoine et des savoir-faire agricole et agroalimentaire, pouvoirs publics et professionnels travaillent sous la houlette de Guillaume Garot, le ministre délégué à l’agroalimentaire, à faire évoluer positivement la qualité et la sécurité de notre alimentation. Le premier secteur d’emploi et le premier poste à l’exportation de l’économie française, c’est l’agroalimentaire, avec une majorité de PME et de TPE. Partout, sur le territoire, on investit, on développe, on expérimente, on transmet aussi des traditions avec un seul objectif : proposer aux citoyens-consommateurs une alimentation conforme aux normes sanitaires et fidèle à la richesse et à la diversité de notre gastronomie et de nos identités régionales. Pour tous les professionnels de la chaîne alimentaire, cette aventure quotidienne de fabriquer un produit de qualité est un véritable engagement, une vocation, et osons le dire, une passion de leur métier.

Le sommaire du dossier

Bisphénol A : chronique d’une disparition programmée

La boîte de conserve, inventée en France il y a plus de deux siècles, est largement présente dans notre quotidien. L’entrée en vigueur au 1er janvier 2015 de la loi interdisant le bisphénol A dans tous les contenants alimentaires constitue un énorme défi pour le secteur. Pour le relever, les industriels ont décidé –démarche inédite– de jouer collectif. Entretien avec Vincent Truelle, directeur de la FIAC, le syndicat des professionnels de la conserve.

Nutrition : moins de sel dans le jambon, un défi technologique

Cap sur la Bretagne, où l’on découvre que nos bons vieux produits traditionnels, saucissons, rillettes, pâtés, jambons ou autres merguez ont besoin de chercheurs de très haut niveau pour répondre aux attentes des consommateurs.
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Viande de bœuf : Boucher, un métier de passionné

Rencontre avec Christian Le Lann, boucher dans le populaire 20e arrondissement de Paris. De Rungis à la rue des Pyrénées, il nous fait découvrir un métier de passionnés, très technique, presque un art.

Produits bio : Petit moulin deviendra grand

Au cœur de la campagne alsacienne, dans le petit village de Krautwiller, depuis neuf générations, la famille Meckert fait tourner un moulin fondé au XIIIe siècle par des moines cisterciens. Zoom sur une entreprise familiale, qui a su faire de son ancrage territorial une force, et réussi à grandir sans rien perdre de son âme.

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MAGAZINE

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Écophyto - Viticulture : les atouts du “travail en vert”

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Terrasses & Jardins - La belle vie des poiriers d’exception

À l’occasion du salon du végétal à Angers, fin février 2013, la société Pyrus présentait une nouvelle offre originale : des poiriers de plus de 40 ans destinés à être replantés dans des jardins ou sur des terrasses. Drôle de reconversion pour ces arbres pleins de caractère, qui troquent leur modeste verger pour la vie de château.
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Un vrai paradoxe ! Alors que la forêt française, en croissance constante, représente le troisième patrimoine forestier de l’Union européenne, la filière bois demeure sous-exploitée. La pâte à papier, le bois énergie et la construction lui offrent certes des champs de développement, mais ses ressources pour l’ameublement et la décoration sont encore peu explorées. Le design et l’architecture d’intérieur ont pourtant tout à gagner avec ce matériau vivant et chaleureux, écologique, qui se prête aux créations les plus inspirées en valorisant les essences françaises, notamment feuillues, ainsi que nos savoir-faire.

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Faire revenir une agriculture vivrière près des lieux de vie, renouer les liens entre agriculteurs et consommateurs, entre ville et campagne : dans le Chalonnais, on s’organise pour développer les circuits courts et aménager durablement un territoire qui s’urbanise à vive allure. Soutenus par l’Europe, divers projets ont ainsi vu le jour depuis cinq ans à Chalonsur- Saône et dans ses environs. Parmi eux, l’installation d’un distributeur de lait cru en plein centre-ville, pour le plus grand bonheur des consommateurs comme de Fabien Boireau, l’agriculteur à l’origine du projet. Reportage.

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