À Pâques, de l'agneau français sur la table
Jean-François Mallet / INTERBEV

À Pâques, on déguste les incontournables œufs en chocolat… mais pas seulement ! L'agneau printanier trône traditionnellement sur les tables à cette période de l'année. Sautée, mijotée, rôtie, grillée ou poêlée, c'est une viande appréciée pour sa tendreté et sa finesse de goût. Choisir l'agneau français est gage de qualité et de soutien à la filière ovine, présente dans tous nos territoires.

En France, la consommation de viande d’agneau est saisonnière : au cours du mois de Pâques, les ventes sont généralement multipliées par deux par rapport aux autres mois de l’année.

Si l'on trouve des élevages ovins sur tout le territoire français, les grands bassins de production sont historiquement situés dans le sud de la France : Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Chaque race (il en existe 58 rien qu'en France) a ses caractéristiques propres, transmises par le terroir dont elle est issue.

Avec plus de 7 000 éleveurs qui travaillent en signes officiels de qualité, la filière ovine française est résolument tournée vers une production d'excellence. En France, il existe une vingtaine de démarches de viande d'agneau sous signes officiels de qualité : Label rouge et IGP majoritairement, mais aussi AOP et AB. Elles représentent chaque année 18% des agneaux vendus. Dans tous les cas, l’étiquetage viande d'agneau français garantit l'origine et la traçabilité du produit.

Le Label rouge garantit une qualité gustative, l'IGP et l'AOP marquent des liens au terroir. Les agneaux Label rouge sont nourris au lait maternel pendant 60 jours minimum, puis alimentés à base de fourrages et de céréales, dont la majorité provient de l'exploitation.

Encadrée par des cahiers des charges strictes, la production ovine française sous signes de qualité contribue à l’entretien des paysages et participe directement à l’économie locale. En montagne et dans les zones pastorales par exemple, il s'agit bien souvent de la seule activité économique praticable.

Trois agneaux d'exception pour Pâques

  • L'Agneau du Limousin IGP

Protégé par une IGP depuis 2000, le fameux Agneau du Limousin est issu de la race éponyme essentiellement utilisée pour la production de viande. Lait maternel, plantes fourragères à volonté et complément de céréales caractérisent son alimentation. Le territoire limousin (Corrèze, Creuse, Haute-Vienne) est propice à l’élevage avec des reliefs variant de 80 m à 1 000 m d’altitude (le plateau de Millevaches), une forte pluviométrie et un sol granitique favorisant la prairie. Chaque année, 80 000 Agneaux du Limousin sont produits par 1 000 éleveurs établis sur ce terroir réputé.
 

  • L'Agneau de lait des Pyrénées Label rouge IGP

L'Agneau de lait des Pyrénées est « élevé sous la mère », c'est-à-dire nourri uniquement au lait maternel.  Les brebis passent au minimum 8 mois au pâturage, et la plupart d’entre elles transhument en été. La zone de l'IGP – la même que celui de l'AOP Ossau-Iraty – regroupe plus de 750 éleveurs pour une production annuelle de 150 000 agneaux. Son jeune âge – 45 jours maximum – et son alimentation confèrent à la viande sa tendresse, sa finesse de goût et sa couleur rosée claire appréciées des consommateurs et des grands chefs. Les agneaux sont issus des trois races laitières autochtones des Pyrénées : la Basco-Béarnaise, la Manech Tête Noire et la Manech Tête Rousse.

  • L'Agneau de Sisteron Label rouge IGP

Viande à la chair claire, particulièrement tendre et juteuse, l'Agneau de Sisteron est un produit du terroir apprécié des gourmets. Cette qualité est le fruit d'un élevage traditionnel, extensif et pastoral, exclusivement issu de races rustiques méditerranéennes (Merinos d’Arles, Mouréous et Préalpes du Sud). Les troupeaux pâturent au minimum 6 mois de l’année. Les agneaux sont « élevés sous la mère » pendant 60 jours minimum et se nourrissent ensuite d’herbe ou de foin. Les 295 éleveurs de la zone IGP (Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Drôme provençale) produisent chaque année 35 500 agneaux.

Le saviez-vous ?

Les agneaux de prés-salés de la baie du Mont-Saint-Michel et de la Somme, tous deux protégés par une AOP, sont également des viandes d'exception… que vous ne trouverez pas à Pâques ! En effet, l’agneau devant pâturer 75 jours minimum à partir de mars, il n'est commercialisé qu'à partir de juin.


La filière ovine française en chiffres (2018)

  • 18 575 élevages de plus de 50 brebis (sur un total de 65 532 élevages) ;
  • Près de 7 000 élevages sous signes officiels de qualité ;
  • Un cheptel national de 7 millions d'ovins dont 5,5 millions d'adultes ;
  • 3,6 millions d'agneaux élevés en 2018 dont 18% sous signes officiels de qualité ;
  • 3e producteur européen de viande ovine (81 402 tonnes) ;
  • 44% de la viande ovine consommée en France est d'origine France ;
  • 58 races ovines différentes élevées en France.

(Source : Interbev 2019)

 

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