Les vins bio alsaciens du domaine familial du Bollenberg « Clos Ste Apolline »
Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

Westhalten, village sur la route touristique des vins d’Alsace. Depuis plus de trois générations, le domaine du Bollenberg produit des vins certifiés agriculture biologique, liqueurs et autres produits du terroir vendus sur place, référencés sur la plateforme Frais et local. Visites de la cave, restaurant, hébergement… La famille Meyer diversifie ses activités d’agritourisme et propose aux visiteurs une immersion dans le monde viticole.

Le vignoble s’étend sur 25 hectares d’un seul tenant : le Clos Sainte Apolline. « Nous nous sommes naturellement tournés vers l’agriculture biologique dès 2012 car le domaine est situé dans une Zone Natura 2000 », explique Francis Meyer, co-gérant avec sa cousine Apolline et son cousin Benoît. « Cela faisait sens avec les pratiques respectueuses de l’environnement que l’on avait mises en place ».

Vente directe de produits du terroir

Riesling, Crémant d’Alsace, Gewurztraminer… « Nos vins sont vifs, frais et expressifs car les vignes sont situées sur une terre riche en calcaire », précise Apolline Meyer.

Les vins du Clos Sainte Apolline sont vendus directement sur l’exploitation, où les clients peuvent visiter la cave et ses foudres (tonneaux qui peuvent contenir jusqu’à 10 800 hectolitres) et acheter les autres produits du terroir fabriqués sur place (foie gras, terrines, saucisses, pâtés…). Les produits sont également disponibles par correspondance. Plusieurs fois par an, l’exploitation accueille un marché de producteurs locaux, tenu par les épouses et la sœur des trois frères Meyer.

Enfin, la récolte des arbres du domaine est valorisée en confitures et en liqueurs, également préparées sur place.

Un savoir-faire viticole depuis 1947

Tout au long de l’année, les viticulteurs s’affairent dans les vignes. En hiver, c’est le moment de la taille des sarments (branches de vignes). « On ne conserve qu’un seul sarment par pied, afin que le raisin pousse bien. Les autres sarments sont coupés puis brûlés directement sur place. Cette méthode permet de limiter le risque de propagation de maladie », précise Benoît Meyer.

Au domaine du Bollenberg, tout a été optimisé autour de l’activité viticole : le fumier des 30 vaches et 15 porcs de Damien Meyer permet de fertiliser les vignes. Quant aux moutons de l’exploitation voisine, ils broutent les mauvaises herbes entre les rangées de novembre à mi-janvier, sans oublier la centaine de ruches installées sur la colline durant toute l'année.

Après les vendanges, le vin est directement mis en fût de chêne, où sa fermentation est scrupuleusement observée grâce à plusieurs instruments pour mesurer la température et le bruit des levures.

La diversification, clé de voûte de la famille Meyer

Dès 1956, le domaine diversifie ses activités en ouvrant une auberge, « Le vieux pressoir », devenue restaurant authentique et gastronomique tenu par Adelaïde, fille de Pierre Meyer. Visite de la cave, motel, hôtel spa, aire de camping-car, organisation d’événements… Une cinquantaine de personnes travaillent sur le domaine du Bollenberg. « En agriculture, il est essentiel d’être à la page, de se réinventer constamment, de se diversifier. Après la collection de vins rares et le whisky à 50°, je continue à réfléchir à de nouveaux projets comme le développement d’une production de gin sur notre exploitation », explique Pierre Meyer, dirigeant non salarié qui assure la coordination des différentes activités.

Un musée ouvrira prochainement ses portes et permettra aux visiteurs de se plonger dans l’histoire de la viticulture et de son matériel agricole grâce à la collection d'Antoine Meyer, frère de Pierre.

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