Les sciences participatives : un laboratoire ouvert au public
Cheick Saidou / agriculture.gouv.fr
Grâce aux sciences participatives, les chercheurs font appel à toute la société pour les aider à collecter, trier et parfois même analyser des données. Ce travail de terrain souvent chronophage, essentiel pour toutes recherches scientifiques, est facilité grâce au numérique.

Sites internet et applications sur smartphones permettent dorénavant ce lien entre chercheurs et citoyens : photos, coordonnées GPS, observations… Tout le monde peut participer à un programme de recherche en suivant un protocole simple. Certains programmes s’adressent aux citoyens, d’autres aux professionnels.

Pl@ntnet : identifier la biodiversité végétale

Pl@ntNet est une application smartphone qui permet d’identifier les plantes grâce à l’appareil photo. Plus les utilisateurs prendront en photos les plantes avec leur téléphone, plus il y aura d’informations - précieuses pour les botanistes -, sur la répartition des différentes espèces à l'échelle de la planète.
Pl@ntnet peut aussi répondre à des besoins professionnels : l’agriculteur peut identifier les plantes qui se trouvent sur sa parcelle, afin de savoir si elles sont utiles ou envahissantes pour ses cultures, avant d’utiliser un herbicide.

Alamer : observer les changements climatiques grâce aux algues

ALAMER, pour Algues de la LAisse de MER, fait partie du vaste programme de science participative du Muséum national d’histoire naturelle : Vigie-Nature. Dans quelle mesure les espèces d’algues de la laisse de mer sont-elles différentes d’une plage à l’autre ou au cours des saisons ? Comment reflètent-elles la composition des habitats marins et par conséquent l’impact du changement climatique sur l’écosystème des mers ? Autant de questions auxquelles les scientifiques souhaitent répondre.

Un protocole a été mis au point pour recenser la composition en algues et animaux de la laisse de mer sur le littoral de la Manche et de l’Atlantique. Après avoir préalablement téléchargé le guide pratique pour savoir reconnaitre les espèces, chacun peut participer à ce protocole nommé ALAMER.

Bakery : le programme qui associe chercheurs et paysans boulangers

38 chercheurs de l’Inra et 42 paysans boulangers travaillent ensemble pour décrire la diversité des pratiques boulangères françaises. De la variété de blé cultivée, au mode de pétrissage, chaque pain est différent et porte un goût et une qualité nutritionnelle spécifiques. Ce programme permet de préserver la richesse du patrimoine boulanger français et lutter contre la standardisation des goûts.