Les oignons sous signe de qualité
Syndicat de l'AOP Oignon de Roscoff

L'oignon est à la fois un légume et un condiment. Ingrédient incontournable dans bien des recettes, il peut se consommer cru ou cuit. Jaune, blanc ou rouge, il est cultivé un peu partout dans l'Hexagone mais celui de Roscoff et celui des Cévennes sont les plus réputés, bénéficiant chacun d’une Appellation d’origine contrôlée (AOC).

En septembre, le ramassage des oignons touche à sa fin. L'occasion de découvrir les modes de production et l'histoire de ces produits du terroir.

L’oignon rosé de Roscoff

Cultivé dans le nord du Finistère sur 24 communes, l’oignon rosé de Roscoff a obtenu une Appellation d’origine contrôlée (AOP) en 2009. Une aire géographique en proximité de la mer, des caractéristiques climatiques spécifiques, des sols profonds et fertiles... Différents critères contribuent à la culture de l'oignon de Roscoff. En effet, la côte nord-finistérienne bénéficie d'un climat tempéré : avec le courant marin du Gulf-Stream, les écarts de températures entre journée/nuit et hiver/été sont faibles.

Sucré et peu piquant, il est conditionné à la main. Après cuisson, il devient fondant et le piquant s’estompe. Un goût plus sucré apparaît.

Selon la tradition, l'oignon doit être tressé mais on le trouve aussi en contenant (d’un poids maximum de 6 kg). En revanche, il est interdit de le vendre en vrac.

C'est grâce aux Johnnies que l'oignon de Roscoff est devenu célèbre au XIXe siècle. Ces marchands d'oignons se rendaient en Angleterre avec leurs vélos recouverts de tresses d'oignons. C'est en faisant du porte à porte qu'ils sont parvenus à importer ce légume-condiment français.

Depuis l'obtention de l'AOP, le volume de production ne cesse de croître. De 210 tonnes en 2009, il a atteint plus de 2 700 tonnes en 2018 (source : site de l'oignon de Roscoff AOP).

L’oignon doux des Cévennes

L'oignon doux des Cévennes a été le premier oignon en Europe à bénéficier d’une Appellation d’origine contrôlée (AOC) en 2003 puis d'une Appellation d’origine protégée (AOP) en 2008.

Cet oignon se distingue par son aspect nacré, sa texture fondante et son goût légèrement sucré. Consommé cru, l'oignon des Cévennes se caractérise par une chair craquante, une absence de piquant et d’amertume, des arômes fins et équilibrés. Cuit, il devient onctueux avec des arômes de châtaigne.

Appelé aussi oignon doux de Saint-André, il est cultivé au sud des Cévennes en terrasses, sur trente communes. Ce mode de culture a été initié dès le Moyen Âge pour retenir une terre cultivable par des moines venus s’installer dans cette région montagneuse des Cévennes. Ces terrasses, soutenues par des murets de pierres sèches et irriguées par gravité (appelées cébières lorsqu’elles sont consacrées à la culture de l’oignon), font partie du paysage identitaire des Cévennes.

Chaque année, près de 2 500 tonnes d'oignon doux des Cévennes sont produites (source : site de l'oignon doux des Cévennes AOP).

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