Alimentation : mieux répondre aux attentes des consommateurs
Le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation a organisé, mardi 26 février au Salon international de l'agriculture, une table ronde sur les mutations nécessaires pour répondre aux attentes des consommateurs. Cet événement, qui a réuni des acteurs de tous les maillons de la filière alimentaire, a permis de valoriser les actions déjà engagées en faveur de la transition des systèmes alimentaires pour une meilleure réponse aux attentes des consommateurs.

Les consommateurs sont de plus en plus exigeants en matière de qualité nutritionnelle, de diversité alimentaire, mais surtout de transparence sur des processus de production tout au long de la chaîne alimentaire, y compris l’impact environnemental et social. En atteste notamment le Baromètre de consommation et de perception des produits biologiques en France, publié récemment par l'Agence Bio. En effet, plus de la moitié des Français (57 %) déclare avoir modifié ses comportements alimentaires et culinaires en 2018. Les visages de cette modification sont multiples : on veille davantage à la provenance de ce que l’on mange, à la manière dont cela est produit, au fait de manger des produits sains. La montée de la préoccupation environnementale joue un rôle moteur dans cette évolution.

Une nécessaire adaptation des systèmes alimentaires

Par ailleurs, l’une des conclusions des États généraux de l’alimentation (EGalim) est qu’il est possible mais aussi nécessaire d’avoir une synergie entre la création de valeur dans les filières alimentaires et assurer une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous. Cela implique une modification de l’ensemble des filières alimentaires et de nouvelles relations entre les acteurs, de la production à la distribution.

Lors de cette table ronde, les différents leviers pour favoriser la transition des systèmes alimentaires ont été évoqués :

  • l’innovation nutritionnelle, avec l’engagement de Fleury Michon ;
  • le partenariat entre l’industrie et l’agriculture pour favoriser le développement de pratiques agro-écologiques, illustré par
    Blédina ;
  • le rôle des technologies numériques pour favoriser la transparence dans l’ensemble de la chaîne, du producteur agricole au distributeur, à travers l'exemple de la start'up Connecting Food ;
  • l’importance du lien entre les producteurs et les consommateurs, illustrée par la démarche de valorisation du lait local initiée par Mon Lait Ardennais ;
  • le rôle des démarches territoriales au travers des projets alimentaires territoriaux (PAT), avec l'exemple du PAT de Montpellier Méditerranée Métropole.

Le croisement des regards de ces différents intervenants a permis de montrer que la transition est déjà une réalité, et que le pari gagnant-gagnant des EGalim peut se concrétiser, à condition que tous les acteurs des filières se coordonnent dans cet objectif.

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