Le haricot de Castelnaudary IGP
Frédéric Scheiber et Arterris

Le Lauragais, territoire de l’Aude (Occitanie), présente des terres argilo-calcaires, idéales pour la culture de légumineuses. Parmi elles figure le haricot de Castelnaudary, qui vient d’obtenir une Indication géographique protégée (IGP).

Une couleur blanc ivoire, une peau fine, une bonne tenue à la cuisson : telles sont les spécificités du haricot de Castelnaudary. Il appartient à la catégorie des haricots blancs de type lingot, riche en protéines végétales. Pendant des siècles, le haricot de Castelnaudary a été une composante majeure dans l’alimentation des populations locales.

En effet, ce haricot  est devenu dès le XVIIe siècle l’élément incontournable du cassoulet qui, lui, aurait été inventé durant la guerre de Cent Ans, et était à l’origine élaboré avec des fèves. La ville de Castelnaudary est d’ailleurs considérée comme la capitale mondiale de ce plat du sud-ouest.

Une production locale et de qualité

La zone de production du haricot de Castelnaudary IGP se situe à l’extrême ouest du département de l’Aude sur 69 communes. Castelnaudary est au centre de cette zone qui bénéficie des influences climatiques de l’océan Atlantique et de la mer Méditerranée : des températures chaudes en été et douces en hiver, tout en étant exposée aux vents, ce qui favorise le séchage des sols.

Ces conditions climatiques sont idéales pour la culture du haricot de Castelnaudary. Le semis a lieu début mai et la récolte en août.

La filière haricot de Castelnaudary IGP

  • 16 producteurs ;
  • 1 trieur/conditionneur/stockeur ;
  • 155 tonnes de production.

Source : INAO