Dès l'automne, on mise tout sur la poire !
Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr
En sirop ou au vin, sur un lit d’endives ou en confiture, sur du foie gras ou avec du chocolat, la poire est couramment utilisée pour égayer, sucrer et amuser nos plats. Petit récit de ce fruit.

Originaire d’Asie centrale, le poirier a trouvé en Europe occidentale une terre d’adoption. On retrouve sur des sites préhistoriques des pépins témoignant de sa présence dès l’âge néolithique. On pense même que la culture du poirier aurait débuté en Chine, plus de 4 000 avant Jésus-Christ ! Si les Romains découvrent une cinquantaine de variétés, c’est aux XVIIIe et XIXe siècles que sont obtenues, par le biais de croisements, des variétés de poires plus fondantes.

Comment pousse-t-elle ?

Le poirier, qui peut atteindre 20 mètres de haut et vivre jusqu’à 200 ans, peut être cultivé partout en France. Il peut supporter les températures froides – jusqu’à -20°C. Mais comme tous les arbres fruitiers, des températures négatives au moment de la floraison peuvent anéantir la production de l’année.

Sol perméable et moyennement lourd, riche en matières nutritives et bien humides, telles sont les exigences de survie du poirier. Ses fleurs dites hermaphrodites - elles portent des organes mâles et femelles - sont pollinisées par les insectes. De même que pour la pomme, il faut procéder par greffes pour conserver une variété de poires.

À quelle saison la mange-t-on ?

Il existe plus de 2 000 variétés de poires, dont une dizaine seulement se retrouve sur nos étals comme la Williams, la Conférence, la Doyenné du Comice, la Passe-Crassane, la Docteur Jules Guyot... Le marché de la poire se segmente donc en fonction des saisons : poires d’été – Guyot, Williams – poires d’automne – Beurré Hardy, Alexandrine, Comice – et poires d’hiver – Conférence, Passe Crassane. L’automne est la saison la plus propice pour déguster les poires. Celles d’hiver peuvent être conservées plusieurs mois en chambre froide.

Pourquoi la poire est-elle bonne pour la santé ?

Fruit rafraîchissant et désaltérant, la poire possède une composition très équilibrée. Elle renferme un large panel de vitamines (C, B, A, E), de nombreux minéraux et oligo-éléments, des fibres bien tolérées. Elle est aussi riche en sorbitol, au goût sucré qui facilite la digestion.

Comment la cuisine-t-on ?

Bien acheter les poires pour les consommer mûres à point est un exercice périlleux ! Tandis que les poires d’été doivent être achetées pour une consommation immédiate, les poires d’automne et d’hiver peuvent rester 5 ou 6 jours dans le compotier !

Traditionnellement dégustée au dessert, la poire accommode parfaitement les mets salés : endives, carottes rappées, roquefort, chèvre, gibier, foie gras ….

Le saviez-vous ?

La chair blanc-crème brunit très vite dès qu’elle est coupée. Il est donc recommandé de l’arroser de jus de citron pour l’empêcher de s’oxyder et pour qu’elle préserve sa couleur.

La production française de poires

Provence-Alpes Côte-d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes et Centre-Val-de-Loire : ces trois régions sont les trois principales régions productrices de la poire. En France, plus de 111 000 tonnes de ce fruit ont été produites dans l'Hexagone (source : Interfel).

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