Réforme de l’apprentissage : regarder l’avenir avec plus de confiance
Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr
À diplôme égal, les jeunes formés par apprentissage sont plus souvent en emploi que les diplômés par la voie scolaire. La loi Pour la liberté de choisir son avenir professionnel facilite l'accès à l'apprentissage. Le nouveau dispositif est plus ouvert pour les jeunes, avec de nouveaux droits concrets facilement mobilisables. Pour les entreprises, le système de financement est plus simple, plus transparent, plus incitatif.

Anticiper les mutations économiques et sociétales, c’est l’objectif de la loi Pour la liberté de choisir son avenir professionnel : 50% des emplois seront transformés dans les prochaines décennies. Cela concerne toutes les tailles d’entreprise tous les secteurs. De nouvelles compétences de nouveaux métiers apparaissent avec notamment le numérique et la transition énergétique. Alliant connaissance théorique et expérience en entreprise, l'apprentissageest une voie d'excellence pour une bonne insertion dans le monde du travail.

La réforme de l’apprentissage est bâtie sur deux axes majeurs : lever les freins administratifs pour les entreprises et renforcer l’attractivité de l’apprentissage pour les jeunes, par la transparence sur les débouchés.

Ce qui change

  • Pour les jeunes :
    • possibilité de signer un contrat tout au long de l’année, de moduler sa durée en fonctions des acquis, de l’expérience du jeune, de son profil ;
    • l’âge limité passe de 26 à 30 ans ;
    • aide financière pour passer le permis de conduire ;
    • simplification de la procédure de rupture du contrat ;
    • accès des jeunes en situation de handicap, dans le dispositif de l’apprentissage.
  • Pour les entreprises :
    • simplification des aides versées directement à l’entreprise ;
    • mettre la branche et les professionnels au coeur du dispositif en leur accordant une plus grande place et responsabilité dans la construction des diplômes, qui va jusqu’à la co-construction des diplômes.
  • Pour les zones rurales : une dotation de 250 millions d’euros pour les CFA à petits effectifs présents dans les zones rurales.

Enseignement technique : une voie plebiscitée par les jeunes et leurs familles

L’apprentissage dans l’enseignement agricole représente près de 8% des effectifs nationaux d’apprentis, soit presque autant que ceux de l'éducation nationale. Ainsi, dans l'enseignement agricole public, on compte un apprenti pour deux jeunes en formation initiale scolaire.
Cette voie de formation se caractérise par une insertion professionnelle rapide et élevée, favorisée par l’expérience professionnelle acquise par les apprentis au cours de leur parcours de formation en entreprise et en CFA.

Enseignement supérieur : l'apprentissage, une voie en plein essor !

Entre 2010 et 2017,  le nombre d'apprentis a progressé de 45% dans l'enseignement agricole supérieur. En 2017, les apprentis représentaient 14% des effectifs en cycle diplômant d’ingénieur ou de paysagiste. La rentrée 2018 est marquée par l’ouverture à l’apprentissage de la formation d’ingénieur, spécialité agroalimentaire, de l’Institut national supérieur des sciences agronomiques, de l’alimentation et de l’environnement (Agrosup Dijon). Cela porte à 21 le nombre de cursus par apprentissage dans les écoles d’ingénieurs et de paysage relevant du ministère.

Formation professionnelle continue

La formation professionnelle continue permet d'améliorer son niveau de qualification et/ou d'acquérir une qualification professionnelle reconnue. L’acquisition de compétences tout au long de la vie constitue un véritable levier pour l’adaptation des secteurs d’activité à leur évolution.
Le secteur agricole doit relever le défi de la transition agro-écologique, tout en assurant une production de qualité et en permettant à ses acteurs la meilleure répartition de la valeur, enjeu au centre des États généraux de l’alimentation.
L’enseignement agricole, par le biais de la formation professionnelle continue, participe à la diffusion des politiques agricoles publiques ainsi qu’à leur appropriation, en mettant en œuvre des formations à finalité de diplôme ou de professionnalisation, auprès des actifs et futurs actifs de son secteur.

L'apprentissage dans l'enseignement agricole, c'est :

  • 34 207 apprentis dont 10 531 dans l’enseignement supérieur ;
  • 45% d'apprentis en plus dans l'enseignement agricole supérieur entre 2010 et 2017.

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