Qualité des aliments d'origine animale : l'expertise de l'INRAE en appui aux politiques publiques
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Le directeur général de l'alimentation, Bruno Ferreira, a ouvert le 29 mai 2020, le colloque de restitution de l'expertise scientifique collective (Esco) conduite par INRAE sur « la qualité des aliments d’origine animale selon les conditions de production et de transformation ».

Demandée et financée par la direction générale de l'alimentation et par FranceAgriMer, cette expertise dresse un état des lieux des connaissances sur la qualité des aliments d’origine animale et ses déterminants. Elle explore comment ces propriétés varient avec les conditions d’élevage et les procédés de transformation.

La demande d’expertise s’est inscrite dans la suite des États généraux de l’alimentation (EGalim) qui ont mis en exergue de nombreuses attentes sociétales à l'égard des produits animaux, portant sur les enjeux sanitaires, nutritionnels, environnementaux et le bien-être animal.

Bruno Ferreira a rappelé les grandes tendances de consommation, en soulignant en particulier les attentes des consommateurs pour des produits d'origine animale de meilleure qualité. Il a pu préciser les mesures prises par le gouvernement, en particulier : la loi EGalim de 2018 faisant suite aux États généraux de l’alimentation, avec notamment la montée en gamme de l'offre de la restauration collective par l'approvisionnement de 50% en produits durables et de qualité, dont au moins 20% de produits biologiques d’ici 2022. Il a aussi évoqué le plan Écoantibio 2 (2017-2021), ou encore les plans de filières qui devront prendre en compte ces défis de la qualité.

Il a souligné l'importance de la prise en compte des questions sanitaires pour la sécurité des consommateurs, mais aussi de la juste information de ceux-ci via l'étiquetage. L'éducation alimentaire des plus jeunes, en lien avec les autres ministères, est aussi primordiale pour former de futurs citoyens capables de faire des choix éclairés quant à leur alimentation.

Bruno Ferreira a insisté sur le fait que la recherche et l'innovation sont des facteurs essentiels pour accélérer la transition vers des systèmes alimentaires durables, sains et inclusifs, de la production primaire à la consommation.

Il a conclu en indiquant qu'une telle expertise scientifique dessine plusieurs axes pour améliorer la réflexion sur les sujets tels que la qualité de l'offre alimentaire, la sécurité alimentaire, la santé, l'information du consommateur et le bien-être des animaux. Elle contribuera ainsi à nourrir les politiques publiques, que ce soit au plan national ou européen, avec par exemple la déclinaison de la stratégie « de la ferme à la table » dévoilée par la Commission européenne le 20 mai dernier, et à proposer de nouveaux axes de recherche .

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