La pêche ou l'aquaculture, un choix de vie
Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr
De l’étudiante à la directrice générale de société aquacole, quatre femmes racontent leur passion commune en cette Journée internationale des droits des femmes.

Bien souvent considérée comme un secteur d'hommes, la pêche française tend à se diversifier et à accueillir de plus en plus de femmes. La pêche de loisir voit aussi son nombre de femmes progresser de 4% entre 2016 et 2017.

« C’est grâce au bouche-à-oreille que j’ai entendu parler, de façon très positive, des formations maritimes », explique Eva Coffion, élève en BTS pêche et environnement marin au lycée maritime du Guilvinec (29). « Ce que je souhaite, c’est poursuivre et devenir chercheuse dans le domaine des algues, qui me passionne. Et dans ma promotion, nous filles et garçons en part égale ! »

Quant à Charlotte Abadie, elle est directrice générale du groupe de mareyage (secteur du commerce en gros des produits frais de la mer) Mericq basé à Agen. « Je suis née dedans, Mericq est une entreprise familiale depuis plusieurs générations, » raconte la jeune femme de vingt-neuf ans diplômée d'une école de commerce. « Lorsque mon père a voulu partir en retraite, il s’est inquiété de la reprise de son entreprise, ça m’a semblé évident de ne pas vendre ou laisser péricliter son travail de toute une vie. Pour moi, c’était un défi énorme, mais j’ai foncé, et je ne regrette rien. » Mericq emploie 35% de femmes. « La grande difficulté, ce n’est peut-être pas d’être un homme ou une femme, ajoute Charlotte, c’est la difficulté à recruter. »

« Pour rien au monde je ne voudrais une autre vie »

Sandrine Bresson est venue à la pêche en changeant de vie. Elle est la cogérante, avec son conjoint, d’une entreprise ostréicole, les Perles de Godec, dans le golfe du Morbihan. « Il y a peu de femmes dans le milieu de l’aquaculture. Il faut beaucoup de caractère, de force, de ténacité dans ce métier. Et aussi de la force physique, le travail est dur, il se fait dans un temps limité. »

« Oui, nous faisons des métiers complexes, délicats, multiples », résume Maielen Berterreche, associée gérante de Salmo Basque, une entreprise de production et de transformation de truites. Son quotidien ? « Voir du bateau le soleil se lever sur les Iles Sanguinaires, ou se coucher sur la Sardaigne, ça n’a pas de prix. Pour rien au monde je ne voudrais une autre vie. »

(Source : Fédération nationale de la Pêche en France - 2017)

Pour en savoir plus sur les métiers de la pêche, consultez la plate-forme Lignes d'horizon.

Pour la seconde année consécutive, l'Organisation Internationale des Femmes dans l’Industrie des Produits Aquatiques (Women in the Seafood Industry) propose un concours vidéo. L'occasion de partager et de découvrir des témoignage, des observations et des expériences au travers d’un court métrage. Pour participer, rendez-vous sur le site internet Women in Seafood.