Éco-pâturage : quand les moutons d’Ouessant remplacent les tondeuses
GreenSheep
Depuis 2016, la société GreenSheep propose aux entreprises et aux collectivités d’entretenir leurs espaces verts avec des moutons d’Ouessant. L’occasion d’adopter une pratique respectueuse de l'environnement et moins chère. Rencontre avec Paul Letheux, fondateur de l’entreprise.

Alors qu’il devait entretenir le verger de la ferme familiale en Eure-et-Loir (28), Paul Letheux, petit-fils d'agriculteur, décide de remplacer sa tondeuse par des moutons. « Le terrain était immense et l’entretenir prenait beaucoup de temps et d’énergie ! J’ai donc essayé d’y mettre des moutons à pâturer », raconte le jeune homme. L'expérience est concluante, et face à une réelle demande, le jeune ingénieur-paysagiste crée GreenSheep dès la fin de ses études à l'ISA de Lille.

Clôtures, abris, abreuvoirs… GreenSheep s’occupe de toutes les installations nécessaires pour accueillir les moutons. De plus, ce service comprend la présence régulière de bergers, qui viennent s’assurer de la bonne santé des animaux.   

Le plus petit mouton du monde au service des entreprises

GreenSheep a choisi d’utiliser uniquement le mouton d'Ouessant pour différentes raisons : « cette race s’adapte à tous les types de terrains, qu’ils soient en pente ou accidentés. Et, il est surtout idéal pour les petites surfaces », explique le jeune chef d'entreprise. 2 000 m² de terrain sont nécessaires pour accueillir deux moutons et pouvoir les nourrir toute une année.

D’abord dans l’Eure-et-Loir, puis dans la France entière et dans certains pays limitrophes, GreenSheep possède désormais un millier d’animaux. Ils sont accompagnés par une équipe de cinq collaborateurs et de 25 bergers locaux à temps partiel.

L'Oréal, la SNCF, la RATP… Plus d’une centaine d’entreprises ont déjà été séduites par cette solution. « En optant pour l’éco-pâturage, elles réalisent, en moyenne, 25% d’économies. Cela dépend, bien entendu, des caractéristiques de chaque terrain. Au-delà des économies, les entreprises veulent aussi se faire plaisir, apporter de la vie et de la nature autour d’eux » précise Paul Letheux.  

Une aide au maintien de la biodiversité animale

 « En plus de bénéfices écologiques et économiques importants, les entreprises participent à la sauvegarde d'une espèce », précise Paul Letheux. Cette race, la plus petite du monde, a longtemps été mise de côté, puisqu’elle n’est pas élevée pour la viande. Il ne restait que 486 animaux en 1977, contre quelques milliers aujourd'hui (Source : Les Amis du Moutons d’Ouessant).

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