#SIA2019 : les Trophées de la bioéconomie
Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr
Les Trophées de la bioéconomie ont été remis le 28 février sur le stand du ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation lors du Salon international de l'agriculture. Le Crédit agricole, partenaire financier, dote le concours de 20 000 euros.

Ce concours récompense des projets de filière valorisant des bioressources afin de proposer une solution biosourcée pouvant se substituer au fossile. Lors de cette première édition, 11 lauréats régionaux ont été sélectionnés. Production de peintures à partir d'algues, transformation de la paille de riz en panneaux isolants, valorisation de fibres de chanvre dans le bâtiment, production de biométhane carburant… Autant de projets qui créent de la valeur de l'amont à l'aval, offrent une alternative aux ressources fossiles, dynamisent les territoires et répondent aux attentes des consommateurs.

Les Trophées de la bioéconomie s'inscrivent dans le plan d'action de la bioéconomie (axe 2 « promouvoir la bioéconomie et ses produits auprès du grand public » - action 6).

Objectifs des trophées de la bioéconomie

La valorisation et la reconnaissance des projets de filières fondés sur le carbone renouvelable constituent de véritables leviers au déploiement de la bioéconomie. Ces projets sont autant de témoins réussis d’une bioéconomie performante sur les plans économique, environnemental et social.

  • valoriser les démarches de filière : la bioéconomie englobe l’ensemble des activités liées à la production, à l’utilisation et à la transformation de bioressources. Les trophées de la bioéconomie valorisent les projets visant à structurer les différentes filières ainsi qu’à créer de la valeur aussi bien pour l’amont que pour l’aval.
  • faire connaître la bioéconomie au grand public : les trophées contribuent à faire connaître la bioéconomie au grand public. Si le citoyen s’approprie les enjeux de la bioéconomie, son acceptation sociale sera facilitée. Le grand public, en tant que consommateur, a également un rôle à jouer dans ses actes d’achat. L’enjeu sociétal est un enjeu important puisque la bioéconomie promeut des modes de consommation responsables, en réduisant significativement le recours au carbone fossile.
  • montrer que la bioéconomie est une réalité de marché : les trophées valorisent des solutions biosourcées abouties, répondant à des besoins de marché. Ils montrent ainsi que la valorisation de la biomasse peut offrir des solutions nouvelles, assorties de fonctionnalités techniques performantes, et créant de la valeur ajoutée. Les solutions biosourcées issues des projets de filière montreront que la bioéconomie est bien une réalité de marché.

Critères de sélection des projets

Les trophées de la bioéconomie ne s’adressent qu’aux projets non alimentaires, récents et aboutis, non aux initiatives encore au stade de la recherche ou du développement.

Les projets seront portés par une structure juridique identifiée : collectif ou groupement d’agriculteurs, entreprises, structures fédérant l’amont et l’aval, associations…
Ils doivent remplir les critères suivants :

  • s’inscrire dans une démarche de filière (production, transformation, formulation et industrialisation) : mise en relation de la production (amont) et de la transformation ainsi que de l’industrialisation et de la formulation (aval), partage des contraintes et des objectifs, contractualisation… ;
  • valoriser des bioressources de façon durable en de nouveaux débouchés ;
  • apporter une solution biosourcée innovante, aboutie, récente et non alimentaire, répondant à des attentes du consommateur ou de l’industriel utilisateur ;
  • créer de la valeur à tous les niveaux de la chaîne ;
  • s’ancrer dans un territoire français, en contribuant à son aménagement et son dynamisme économique.

Le système de production doit être cohérent avec les politiques publiques dédiées : agro-écologie, Stratégie Nationale de Mobilisation de la Biomasse, initiative 4 pour 1000, Programme National de la Forêt et du Bois…
Ils doivent poursuivre l’une des ambitions suivantes :

  • développer des systèmes de production diversifiés qui favorisent une gestion durable de la biomasse ;
  • concevoir des procédés de transformation flexibles, capables de valoriser la biomasse et de créer de la valeur ajoutée ;
  • coordonner l’offre des secteurs de l’amont et les demandes des industries de transformation et améliorer la recherche et le développement pour favoriser l’émergence de débouchés. 

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