Qu'est-ce que le datura ?
ThinkStock
Le datura est une plante toxique renfermant des alcaloïdes dérivés de l’atropine, dont la consommation peut entraîner des symptômes similaires à ceux d’une intoxication aiguë par l’atropine.

Qu'est-ce que le datura ?

Le datura (Datura stramonium) est une plante herbacée, que l’on retrouve dans les champs et qui contient, en particulier dans ses graines, des alcaloïdes. Les alcaloïdes sont des substances naturelles d’origine végétale, utilisées en pharmacologie pour leurs propriétés thérapeutiques, mais qui peuvent aussi être très toxiques si la dose produisant des symptômes est dépassée ou lors de prises répétées.

Toxicité du datura

Les alcaloïdes contenus dans le datura (atropine et scopolamine principalement) peuvent provoquer un syndrome anticholinergique ou atropinique, qui se manifeste d’abord par des troubles périphériques (dilatation de la pupille et troubles de l’accommodation ; tachycardie, vasodilatation etc..) puis des troubles centraux (agitation, confusion, hallucinations…). Ils peuvent entraîner une intoxication modérée persistant 8 à 12 heures ou une intoxication sévère durant 2 à 3 jours (la dilatation de la pupille étant particulièrement lente à disparaître). Les autres conséquences sont une sécheresse de la bouche prononcée, des troubles de la vue, agitation, confusion, désorientation spatio-temporelle, des paroles incohérentes… De très petites quantités suffisent pour déclencher une intoxication. Les symptômes nécessitent en général une hospitalisation.

Quels contrôles sur le datura ?

La maîtrise des risques sanitaires à tous les stades de la chaîne alimentaire, y compris en production primaire agricole, est couverte par la réglementation relative au « Paquet Hygiène ». Celle-ci prévoit qu’une denrée alimentaire ne peut être mise sur le marché que si elle est sûre et saine pour le consommateur.

Les producteurs sont les premiers responsables de la mise sur le marché de produits sûrs.

Pour vérifier la bonne application de cette législation, la Direction générale de l’alimentation (DGAL) a mis en place des plans de contrôle chez les agriculteurs sur tout le territoire national. Tous les types de production sont concernés. Ces contrôles viennent en complément de ceux réalisés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) au stade de la distribution de ces produits.

Les contrôles menés par les services de la DGAL visent à vérifier la mise en place efficace de Bonnes Pratiques d’Hygiène chez les agriculteurs. Ces bonnes pratiques sont indispensables pour assurer la qualité sanitaire des produits (par exemple, bonnes pratiques de fertilisation, d’irrigation, de conditionnement des produits, etc.). La traçabilité des produits est également un point fort de ces contrôles.

Plusieurs centaines de contrôles chez les producteurs sont réalisés chaque année par les agents de la DGAL. Ils sont ciblés sur les produits ou les modes de production les plus à risques pour les consommateurs.

 

Voir aussi