Que sont les protéines animales transformées ?
La Commission européenne a annoncé l’autorisation d’utiliser les protéines animales transformées depuis 2013. Pour bien comprendre quel est l’enjeu de ce texte, quelques points de définition.

1. Les protéines animales transformées (PAT) ne sont pas des farines animales

Les PAT sont des sous-produits issus d’animaux sains, c’est-à-dire des animaux issus de la chaîne alimentaire conventionnelle, abattus à des fins d’alimentation humaine, mais dont certains morceaux ne sont pas consommés pour des raisons commerciales (morceaux non nobles, pieds de porc, aspects visuels, etc.). Alors que les farines animales sont issues de cadavres d’animaux impropres à la consommation alimentaire.

2. L’interdiction de l’emploi des protéines animales transformées dans l’alimentation des ruminants est maintenue

Le principe du non recyclage des protéines au sein de la même espèce, dit principe du « non cannibalisme » est toujours respecté. Pour l’alimentation des ruminants, il est interdit d’utiliser des protéines animales transformées. Depuis le 1er janvier 2017, seuls les animaux aquatiques (sole, turbot, rouget-barbet, etc.) peuvent être nourris avec des protéines animales transformées de non ruminants.

3. Des garanties renforcées pour le consommateur

La réglementation et la gestion des sous-produits animaux ont fortement évolué depuis les années 90. Depuis la crise de la vache folle, les pouvoirs publics ont pris une série de mesures pour sécuriser l’alimentation animale afin de garantir au consommateur l’origine et la qualité des produits.

  • Le renforcement de la réglementation des sous-produits animaux : méthodes de transformation normalisées, élimination des produits d’équarrissage, mesures de traçabilité.
  • L'Anses remet des avis scientifiques sur les risques. Cette expertise indépendante est une garantie pour les pouvoirs publics qui prennent les décisions en fonction de données scientifiques établies.

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