Julien Denormandie à l’assemblée générale du CGAAER du 8 octobre 2020
Le président du CGAAER, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, s’est adressé pour la première fois à l’assemblée générale du CGAAER réunie en visioconférence le 8 octobre 2020.

Alain Moulinier a accueilli le président du CGAAER, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, à l’assemblée générale du 8 octobre 2020 réunie en visioconférence.

Le ministre a tout d’abord évoqué la complexité qui traverse aujourd’hui notre société en lien avec la complexité du vivant. Les élans d’émotion exprimés par l’opinion publique sur les réseaux sociaux et dans les médias rendent les décisions politiques plus difficiles, par exemple sur nos rapports avec les animaux d’élevage.

La politique agricole doit intégrer davantage de temporalité, d'anticipation et doit s'inscrire dans cette vision d’avenir chère à Edgard Pisani. En cela, les travaux du CGAAER sont précieux comme en témoignent deux récentes études sur la gestion de l’eau et sur les zones intermédiaires. Les cycles de production de l’agriculture, parmi les plus longs qui existent, exigent à ce titre une vision de long terme.

Pour le ministre, la vision d’avenir pour notre agriculture  est la souveraineté alimentaire. L’adaptation aux aléas climatiques, la bonne gestion des intrants (eau, produits phytosanitaires, mise en œuvre de l'agroécologie…), la régulation des marchés grâce à la contractualisation et l’anticipation des exigences démographiques constituent quatre enjeux pour devenir moins dépendants.

Le volet agricole du plan de relance, doté de 1,2 milliards d’euros, doit contribuer à notre souveraineté. En particulier, l’enveloppe prévue pour reboiser la forêt française doit être portée par la vision d’une forêt pourvoyeuse de matière première à destination du secteur du bâtiment. Le CGAAER est attendu pour participer aux différents groupes de projets du plan, pour accompagner les services déconcentrés dans la réalisation de ces projets et, le cas échéant, pour exercer un regard critique inspiré par l’expérience de ses membres.

Au niveau communautaire, l’objectif est de parvenir à une convergence entre États membres en matière d’environnement au sein de la future PAC.

Deux principes fondamentaux doivent guider notre action : la temporalité pour échapper à l’émotion du présent et la souveraineté alimentaire pour mieux affronter les aléas de l’avenir.

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