Crédit ci-après
agriculture.gouv.fr

11 août 2020 Actualité

Comment conserver les aliments ? DLC, DDM, quelle différence ?

En matière de conservation, le conditionnement des produits alimentaires doit indiquer au consommateur la limite au-delà de laquelle un aliment est susceptible d’avoir perdu soit ses qualités micro-biologiques (pouvant entraîner des problèmes sanitaires), soit ses qualités gustatives, physiques, ou nutritives.

La date limite de consommation (DLC)

Pour les denrées périssables, on parle de date limite de consommation (DLC). Cette limite est impérative. Elle s’applique à des denrées sensibles, souvent riches en eau, qui sont susceptibles après une courte période de présenter un danger pour la santé humaine.

Cette DLC est indiquée sur le conditionnement par la formule « À consommer jusqu’au... », suivie de la date limite déterminée par la loi ou par le producteur. Les produits comme les yaourts, la viande fraîche, le poisson, les plats cuisinés non stérilisés... présentent généralement une DLC. Ils doivent impérativement être retirés de la vente une fois la date dépassée.

La date de durabilité minimale (DDM)

À l’inverse, certains produits présentent une date de durabilité minimale (terme qui a remplacé la date limite d’utilisation optimale (DLUO) depuis la mise en application du Règlement (UE) n°1169/2011 concernant l’information du consommateur sur les denrées alimentaires au 13 décembre 2014. C’est le cas par exemple des gâteaux secs, ou encore des boîtes de conserve.

Une fois la date passée, la denrée ne présente pas de danger mais peut en revanche avoir perdu tout ou partie de ses qualités : goût, texture... Sur le conditionnement, la DDM est indiquée par la formule À consommer de préférence avant....
 

Afin de lutter contre le gaspillage alimentaire, le décret n° 2022-1440 du 17 novembre 2022 permet aux opérateurs de compléter la mention « à consommer de préférence avant le » sur les emballages des denrées alimentaires fabriquées et commercialisées en France.
Objectif : mieux informer le consommateur que le produit reste consommable sans risque pour la santé au-delà de cette date.

Plus précisément, ce décret prévoit que les professionnels pourront :

  • Ajouter les mots : « Pour une dégustation optimale, » avant l’indication de la DDM
  • Ajouter la phrase : « Ce produit peut être consommé après cette date » ou toute mention au sens équivalent pour le consommateur, dans le champ visuel de l’indication de la DDM

Voir aussi