Rentrée 2019 : quoi de neuf dans l'enseignement technique ?
Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

Réforme du bac et enseignement de spécialité biologie-écologie

La réforme du baccalauréat général a été également conduite dans l'enseignement agricole. Dans ce cadre, l'enseignement de spécialité biologie-écologie est exclusivement proposé dans les lycées d'enseignement généraux de l'enseignement agricole. Il a pour objectif de participer à la construction d’une culture scientifique solide (enjeux environnementaux et enjeux de santé publique) et à la formation de l’esprit critique. Combiné aux mathématiques ou à la physique-chimie, il prépare aux études supérieures dans les domaines de l’agronomie, de l’écologie, de la santé humaine et animale et du sport.

Innovation pédagogique et 3e rencontres nationales

L'enseignement agricole encourage l'innovation. Afin de valoriser les démarches innovantes, personnels de direction, enseignants, formateurs, personnels éducatifs et chercheurs se réuniront pour échanger et découvrir différents outils pédagogiques les 18 et 19 mars 2020 lors des 3e Rencontres nationales de l'innovation pédagogique. Ces rencontres organisées par la DGER, avec les établissements du dispositif national d'appui et l'Inspection de l'enseignement agricole, se dérouleront à Montpellier SupAgro et auront pour thème « éduquer, former, innover - avec ou sans numérique – dans une société numérisée ».

Un enseignement qui valorise toutes les compétences des jeunes

 La pédagogie s'appuie sur la démarche de projet, l'éducation socio-culturelle, la prise de parole, le sens critique et l'acquisition de l'autonomie au travers des stages ou voyages à l'étranger. Le renforcement de l'estime de soi se travaille par la pratique sportive, les dynamiques de projet et la déconstruction des préjugés. L'engagement citoyen du jeune est encouragé et les propositions des délégués des élèves et des délégués écoresponsables sont valorisées dans les projets d'établissements.

Plan « enseigner à produire autrement », saison 2

Dès le lancement du premier plan, l’enseignement agricole a montré une mobilisation forte et volontariste. Aux vues des résultats très encourageants, le ministre a souhaité poursuivre et amplifier la dynamique au travers d’un second plan qui vise à :

  • favoriser la prise d’initiative des apprenants ;
  • toucher toutes les formations s’intéressant à l’agriculture, à l’alimentation, à la bioéconomie et aux services dans les territoires ;
  • mobiliser plus largement les membres des communautés éducatives et impliquer plus fortement les établissements de l’enseignement agricole supérieur ;
  • stimuler toutes les exploitations agricoles et tous les ateliers technologiques afin qu’ils soient exemplaires dans la mise en œuvre des politiques publiques portées par le ministère ;
  • encourager la diffusion des bonnes pratiques de l’enseignement agricole.

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