Les TMS ou "troubles musculo-squelettiques"
Taille de la vigne, conditionnement à la chaîne, découpe de carcasses... nombreux sont les postes en agriculture et en agroalimentaire qui peuvent occasionner des douleurs - notamment au dos ou aux membres supérieurs - à force de mouvements intenses ou répétés. Cet ensemble de maladies professionnelles consécutives à l’hyper-sollicitation est nommé "troubles musculo-squelettiques" ou TMS.

Prévenir les TMS ne s’improvise pas : découvrez les vraies bonnes méthodes

Agroalimentaire et exploitations agricoles, commerce, métallurgie, BTP, habillement, imprimerie, industrie pharmaceutique, services aux entreprises et à la personne... les TMS touchent tous les secteurs d’activité sans distinction et concernent toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Si aucune entreprise n’est épargnée par les TMS, certains secteurs d’activités sont plus touchés que d’autres. Les exploitations viticoles (711 TMS en 2013), les exploitations de cultures spécialisées (523 TMS) et les coopératives de traitement de la viande des gros animaux (321 TMS) sont les trois secteurs les plus touchés aussi bien en nombre de TMS avec ou sans arrêt de travail, que pour le nombre de TMS graves.

Pour plus d'information sur les secteurs concernés en agriculture, téléchargez le bilan national 2009-2013 de l'Observatoire des troubles musculo-squelettiques des actifs agricoles (PDF).

Les fondamentaux

Les conditions du travail sont le facteur principal à l’origine des TMS : travail en force, gestes répétitifs à cadence élevée, positions pénibles, postures prolongées, maniement de charges lourdes, vibrations, froid... Mais les contraintes physiques ne sont pas seules en cause, les aspects sociaux et humains interviennent également, et notamment le stress, la monotonie du travail ou le manque de reconnaissance.

Les TMS ne sont absolument pas des maladies psychosomatiques, ce sont des pathologies bénignes qui guérissent généralement rapidement en cas de cessation d’activité mais il faut agir vite : mieux vaut un arrêt de travail court mais précoce plutôt qu’un long arrêt suite à une douleur généralisée.

Réflexions sur les conditions de travail et sur l’organisation des tâches, suppléments de formation, aménagements de postes et achats de matériel mieux adapté, assistance d’un ergonome... un éventail de solutions existe pour vaincre les TMS. Mais l’existence dans l’entreprise d’un dialogue social nourri reste la pierre angulaire de toute démarche de prévention : l’encadrement intermédiaire est de ce point de vue en première ligne.

Ainsi, la question de l’usure professionnelle, usure physiologique, psychologique et cognitive liée à l’exposition prolongée à des facteurs de risques professionnels, à des conditions de travail pénibles ou à des organisations de travail inadéquates représente un défi qu’accentue le vieillissement de la population active et les conséquences qu’il entraîne (impact en termes de restrictions d’aptitude ou d’inaptitude, de fréquence des maladies chroniques évolutives, etc.).

Ce défi est relevé par le plan santé au travail adopté par l'Etat et les partenaires sociaux, en décembre 2015, pour les 5 années à venir : 2016-2020.

Téléchargez ici le plan santé au travail 2016-2020 (PDF).

Pour plus d'informations sur les TMS, consultez le site du ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social.

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