Japon

Fiche pays - Japon - 2019 (PDF, 222.81 Ko)

Contexte agricole et relations internationales

Ce qu’il faut retenir

L’agriculture japonaise est confrontée à d’importants défis : une population agricole vieillissante (moyenne d’âge de 67 ans), un foncier atomisé, une désertification rurale, une faible compétitivité.

L’agriculture japonaise, historiquement fortement soutenue, n’assure que 40% de l’autosuffisance alimentaire. Importateur majeur aussi bien pour sa consommation que pour le fonctionnement de son agriculture et de son industrie agroalimentaire, le Japon est très dépendant de l’approvisionnement extérieur.
Le secteur agricole évolue peu en raison du fort lobby parlementaire rural en faveur de l’immobilisme, agissant de concert avec un syndicalisme puissant et opposé aux réformes. Le Parti Libéral Démocrate, conduit par Shinzo Abe, a fait de l’ouverture du Japon un élément du renouveau économique prôné par les « Abenomics ». Cela se traduit notamment par la négociation de traités de libre-échange (TPP cependant abandonné en 2016, TTIP, APE). Ces traités, qui exposent les agriculteurs à une concurrence accrue du marché mondial, imposent au gouvernement d’oeuvrer pour une adaptation de son agriculture à ce nouveau contexte. Ainsi, une réforme profonde du secteur agricole s’impose, mais devra composer avec les réticences des organisations socio-professionnelles, représentées par JA Zenshu, allié du puissant groupe des parlementaires ruraux, opposés à une réforme qui bousculerait les intérêts en place. Les idées fortes de la réforme sont la compétitivité du secteur par la libéralisation des pratiques, un assouplissement des contraintes sur le marché du foncier, la diversification des exploitations agricoles. En parallèle, pour répondre à la contraction du marché intérieur et à la nécessité de relance de l’économie, le gouvernement japonais met en place une politique d’encouragement à l’exportation de ses produits agricoles et agroalimentaires.

L’accord de partenariat économique avec l’Union européenne a été signé en décembre 2017, avec une mise en oeuvre au 1er semestre 2019.

La France est un partenaire commercial important et jouit d’une image positive tant en matière de qualité gustative que sanitaire de ses produits agricoles et agroalimentaires. Sa présence est cependant surtout marquée dans le secteur des boissons, vins et spiritueux, ainsi que quelques autres produits emblématiques tels que les fromages ou le foie gras. Les principales marges de progression concernent les produits solides, mais aussi plus accessibles comme la charcuterie, la biscuiterie, les produits de meunerie… Le maintien des marchés existants est également crucial face à la concurrence des produits du Nouveau Monde notamment, favorisés par les accords de libre échange sur un marché rémunérateur, mais exigeant.

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