Environnement : énergie et biomasse
La hausse structurelle des prix du pétrole, la recherche d’une plus grande indépendance à l’égard des ressources fossiles et le changement climatique imposent l’invention d’un nouveau modèle "carbone".

 Tous les secteurs économiques seront amenés à contribuer à l’atteinte de ces objectifs. Mais il importe de souligner que l’agriculture et la forêt françaises ont un rôle clef à jouer, que ce soit en terme de réduction des émissions (l’agriculture contribue à hauteur de 20 %des émissions nationales de gaz à effet de serre), en terme de stockage de carbone (dans les sols ou dans le bois) ou en terme de réduction de la consommation d’hydrocarbures (économies d’énergie, biomatériaux et bioénergies) et de contribution à la transition énergétique.

 

Sobriété énergétique et efficacité énergétique des exploitations agricoles

Le poids de l’énergie est croissant dans les charges des exploitations agricoles. Les prix des énergies sont volatils et haussiers à terme. Par ailleurs, la valeur des charges liées au poste énergie directe double si on prend également en compte la consommation d’énergie indirecte, employée pour la fabrication des intrants (fertilisants de synthèse et aliments pour le bétail).
Réduire la facture énergétique des exploitations agricoles et développer les modes de production plus sobres en énergie sont un enjeu majeur à relever pour le secteur agricole, au titre de sa double performance économique et environnementale.

 

Valorisations non alimentaires de la biomasse


La biomasse est définie comme la fraction biodégradable des produits, des déchets et des résidus d’origine biologique provenant de l’agriculture (y compris les substances végétales et animales), de la sylviculture et des industries connexes, y compris la pêche et l’aquaculture, ainsi que la fraction biodégradable des déchets industriels et municipaux (source Directive dite "énergies renouvelables" 2009/28/CE).

Dans ce contexte, le préfixe bio renvoie à l’origine des ressources mises en oeuvre et non à l’agriculture biologique.

Les valorisations non alimentaires de la biomasse sont les suivantes :

  • Biomatériaux, chimie bio-sourcée
  • Énergies renouvelables issues de la biomasse :

La production de biomasse agricole ou sylvicole doit répondre prioritairement aux besoins alimentaires et en bois d’œuvre. Par ailleurs, les ressources en biomasse permettent de produire des molécules biosourcées et d’autres biomatériaux, substituables aux molécules fossiles, ainsi que des bioénergies, qui sont des énergies renouvelables dès lors que la production agricole ou forestière est durable.
Outre les usages alimentaires, matériaux-chimie et énergie, la biomasse répond à d’autres besoins tels que la fertilisation organique, le paillage, le stockage de carbone et les services écosystèmiques.
L’ensemble des productions et usages biomasse ou procédés biologiques désigne la bioéconomie.

Pour l’ensemble de ces usages, les principes de l’économie circulaire sont à privilégier. Ainsi, les déchets et résidus issus de la production alimentaire peuvent par exemple donner lieu à production de molécules biosourcées. La biomasse peut ensuite retourner au sol en fin de vie, limitant ainsi la production de déchets résiduels.

Autres énergies renouvelables dans les exploitations agricoles
Au delà de la valorisation de la biomasse, l’agriculture peut également contribuer à produire des énergies renouvelables sur les exploitations agricoles avec le solaire thermique, le solaire photovoltaïque ou l’éolien.

Voir aussi