Main tenant une feuille avec une coccinelle
Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr

25 février 2022 Info +

Du jardinier amateur à l’agriculteur : tous concernés par le biocontrôle

Dans les jardins de particuliers ou de communes, tout comme dans les champs, des méthodes alternatives aux produits phytopharmaceutiques conventionnels peuvent être utilisées pour lutter contre les maladies, les insectes, les mauvaises herbes... Quelles sont ces différentes méthodes ?

Qu’est-ce que le biocontrôle ?

Les produits de biocontrôle sont des solutions destinées à protéger les plantes contre les maladies, les insectes et ravageurs divers (comme les limaces par exemple) ainsi que les adventices (mauvaises herbes). Ces méthodes alternatives aux produits phytopharmaceutiques conventionnels sont parfois utilisées seules mais le plus souvent en association avec d’autres méthodes existantes ou innovantes comme la robotique, la génétique (sélection variétale), l’emploi d’outils d’aide à la décision, la rotation des cultures, etc.

Agriculture, entretien d’espaces verts, jardins de particuliers… Les solutions de biocontrôle protègent les plantes.

Le saviez-vous ? Le biocontrôle est reconnu comme une alternative clé aux produits phytosanitaires conventionnels depuis 2011 et comme l’un des piliers de l’agroécologie depuis 2014.

Quelles sont les différentes méthodes de biocontrôle ?

Il existe 4 familles de solutions de biocontrôle :

  • Les agents de biocontrôle de type macroorganismes (comme les nématodes, les insectes auxiliaires ou encore les acariens). Un exemple emblématique est la coccinelle qui est un prédateur naturel de pucerons. Dans son jardin, il est possible d’accrocher des plaques d’œufs de coccinelles dont les larves et les coccinelles adultes se nourriront des pucerons. Les plantes seront ainsi protégées ;
  • Les produits phytopharmaceutiques de biocontrôle qui comprennent trois catégories de matières actives :
    • Les microorganismes (bactéries, virus, champignons) : la bactérie Bacillus thuringiensis produit une toxine qui freine le développement des chenilles, voire les élimine. Elle peut être utilisée pour lutter contre la pyrale du buis, un papillon qui fait des ravages dans les parcs et jardins car sa chenille dévore les feuilles des buis ;
    • Les médiateurs chimiques (dont les phéromones) : dans les vergers de professionnels ou de particuliers, des diffuseurs sont accrochés aux branches des arbres fruitiers comme les pommiers. Ceux-ci diffusent des phéromones et brouillent le message entre le papillon mâle et le papillon femelle, ce qui diminue le risque de reproduction et donc la présence de vers dans les fruits ;
    • Les substances naturelles (d’origine minérale, animale ou végétale) : l’acide pélargonique, fabriqué notamment à partir de l’huile de colza, se substitue aux herbicides conventionnels (aujourd’hui interdits d’usage pour les particuliers) pour les allées de jardin ou les voies ferrées en desséchant les plantes invasives et mauvaises herbes.

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