Devenir éducatrice de jeunes enfants
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Jeanne est élève en Bac professionnel Services aux personnes et aux territoires (SAPAT) au lycée horticole et paysager Saint-Antoine à Marcoussis (Essonne). Elle rêve d'évoluer dans l'univers des très jeunes enfants depuis son stage à la crèche Babilou de Marcoussis.

À chaque question posée à Jeanne, Émilie Guédin apporte son point de vue d'éducatrice de jeunes enfants, métier qu'elle exerce depuis un an.

Pourquoi as-tu choisi de t'orienter vers le métier d'éducatrice de jeunes enfants ?

J'ai toujours très facilement tissé des liens avec les enfants. Mon stage à la crèche Babilou de Marcoussis a été une révélation. J'ai vraiment trouvé ma vocation dans le domaine de la petite enfance.

Émilie : « L'atout principal de mon métier est la connaissance globale du jeune enfant. Le voir évoluer, répondre à ses besoins me plaît particulièrement. Patience, écoute et vigilance sont de rigueur. C'est un métier qui peut être très fatiguant. Il faut prendre sur soi et se mettre vraiment à la place de l'enfant pour s'adapter aux situations émotionnelles qu'il peut vivre sur une journée. »

En quoi cette formation te permet-elle de révéler tes talents ?

Avant d'entrer en SAPAT, je n'étais pas du tout scolaire. Aujourd'hui, je suis dans une classe qui n'est pas surchargée, les professeurs nous cernent bien, et surtout j'adore la pratique. On apprend et on fait : tout est appliqué. On nous apprend également à être autonome. Cette année, j'ai commencé par un stage, sur mon territoire, à l'accueil de la mairie de Marcoussis, pendant lequel j'ai orienté les gens. Les stages permettent d'être confronté à différents publics. Pour apprendre à nous occuper des enfants, nous venons, à la crèche, accompagnés de nos professeurs et en petits groupes. J'ai aussi appris le langage des signes pour communiquer avec les enfants.

Émilie : « Les enfants apportent beaucoup de bonheur. Pour les aider à s'exprimer, avant trois ans, le projet « bébé fait moi signe » a été mis en place avec le lycée Saint Antoine de Marcoussis. L'idée est d'apprendre le langage des signes aux tous petits pour qu'ils s'expriment au quotidien. Nous leur apprenons également des comptines signées. Cela leur plaît énormément. »

Comment te vois-tu exercer ce métier dans le monde de demain ? 

Comment je me vois plus tard ? Sans aucun doute parmi un groupe d'enfants ; j'aime bien le concept des crèches parentales. Les parents participent à la vie de la crèche et ainsi ils comprennent mieux le travail des professionnels.

Émilie : Pour les étudiants motivés par la petite enfance, je leur préconiser de varier le plus possible les lieux de stage car chaque crèche est différente dans ses projets. À Marcoussis, par exemple, deux chèvres naines font partie de l'univers des enfants qui ont également la chance d'avoir accès à un jardin potager.

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