API Ruchers remporte le hackathon France Connect
On connaissait nos équipes lauréates en course, volley. Il faudra compter dorénavant avec nos champions du code et de l'open data. L'équipe du ministère (SDSI) a séduit le jury interministériel avec son application mobile API Ruchers qui a pour objectif de permettre aux particuliers de télédéclarer leurs ruchers.

Le 19 juin dernier, une équipe de cinq collègues de la sous-direction des systèmes d'information (secrétariat général - service de la modernisation), avec l'appui de la Direction générale de l'alimentation (DGAL) et du Secrétariat général pour la modernisation de l'action publique (SGMAP), a remporté le premier hackathon organisé par la Direction interministérielle du numérique et des systèmes d'information et de communication (DINSIC).

 

Concevoir des services publiques numériques autrement

Véritable marathon, un hackathon réunit des férus des nouvelles technologies (développeurs, data scientists...) et des porteurs d'idées, des organisations souvent détentrices de données inexploitées pour imaginer ensemble de nouveaux services, de nouveaux usages. En l'occurrence cette fois-ci pour "concevoir des services publiques numériques autrement". Et plus particulièrement pour illustrer le potentiel de France Connect et le concept d’Etat plateforme.

France Connect  est un système d'authentification et d'identification des usagers qui vise à terme une reconnaissance et un partage par l'ensemble des services publics. Un peu à l'image des sites qui vous proposent de vous authentifier avec votre compte social (Facebook, Google+), l'usager pourra à terme choisir par exemple son compte impots.gouv.fr pour s'authentifier auprès d'un autre service public. France Connect est l'une des composantes de la stratégie État plateforme, poursuivie par la DISIC. Le dispositif entre en phase d'expérimentation et devrait inclure de nouveaux fournisseurs d’identités d'ici à janvier 2016 comme la Poste et les services en ligne de l'Assurance Maladie dans son périmètre.

photo de l'équipe lors de l'Hackaton

Ci-dessus, l'équipe du ministère de l'agriculture : Célia Carceller-Kemiche, Nabil Servais (SGMAP), Bernard Périn (SDSI/CERI/DAL) et Sylvain Perinel (SDSI/BMSQ/PRO+) lors du hackathon France Connect.

 

30 équipes en lice

Au final, ce 18 juin, 30 équipes, issus des trois fonctions publiques mais aussi de partenaires et de fournisseurs du secteur public, se sont retrouvées à l'école nationale supérieure d'Architecture de Paris- Belleville pour 48 heures de créativité.

L'équipe du ministère, composée de Célia Carceller-Kemiche, Sylvain Perrinel, Christophe Rousson, tous trois agents du bureau des méthodes, du support et de la qualité (BMSQ - SDSI), et Bernard Périn du centre d'études et de réalisation informatiques (CERI – SDSI) avait préparé avec beaucoup de sérieux cette phase finale, soutenue par leur encadrement et le sous-directeur des systèmes d'information, Guy Duplaquet à l'origine de la participation de notre ministère à cette manifestation.

Légende photo : Célia Carceller-Kemiche, Nabil Servais (SGMAP), Bernard Périn (SDSI/CERI/DAL) et Sylvain Perinel (SDSI/BMSQ/PRO+) lors du Hackathon France Connect

 

1 million de ruches, 35000 télédéclarées

« On nous a donné carte blanche avec un seul mot d'ordre : créativité », souligne Célia Carceller-Kemiche, capitaine de l'équipe, qui un mois avant le hackathon a fédéré les énergies et organisé un remue-méninges pour identifier le projet le plus porteur.

« Le thème de l'apiculture s'est imposé rapidement. Avec 2060 utilisateurs par mois et une progression de 25 % du nombre d' utilisateurs en 2015, Téléruchers est la première téléprocédure du ministère (hors Télépac – ndlr) mais il reste encore beaucoup de chemins à parcourir car seul 20 % des apiculteurs déclarent en ligne leurs ruches. De plus c'est un thème sociétal qui nous a permis de porter les valeurs de notre ministère au croisement de l'agriculture et de l'alimentation ».

Associée à la DGAL, l'équipe imagine une application qui reprend les fonctionnalités de Téléruchers sur terminaux mobiles, augmentées de nouveaux services au bénéfice de l'usager et de l'administration. L'apiculteur peut ainsi géolocaliser et déclarer ses ruches d'un seul clic, partout et n'importe quand. Grâce à France Connect, l'identification se fait plus facilement. Il peut aussi accéder à la législation, recevoir des informations personnalisées ou demander des aides apicoles à FranceAgriMer. « On pourrait parler de ministère orienté services, revendique Celia Kemiche par analogie avec le concept informatique de service oriented architecture qui a permis le développement et l'explosion du e-commerce notamment. C'est le service qui prime : accompagner la filière apicole, protéger la biodiversité, diffuser les données publiques... »

L'idée en tête et les jeux de données à utiliser identifiés, l'équipe du ministère de l'agriculture a consacré ses deux jours de hackathon à rendre le projet plus concret. Avec le renfort de Nabil Servais (SGMAP) pour la réutilisation des données publiques, l'équipe agriculture a ébauché API-Ruchers et développé quelques fonctionnalités stratégiques comme l'authentification ou la géolocalisation. « En 48 heures, on conçoit une maquette, on montre la cinématique de l'application qui elle nécessiterait facilement six mois pour être pleinement opérationnelle et fiable », précise la capitaine. Encouragée sur twitter par la communauté SI du ministère (lien #apiruchers), l'équipe est l'une des rares à présenter une vrai démo devant le jury du hackathon et les autres participants en télédéclarant une ruche à Belleville.

- Regardez la demo en vidéo

- Revivez le hackathon de API-ruchers et de ses nombreux soutiens sur Storify

 

Au terme du hackathon, API-ruchers l'emporte devant les projets de la DGFip et du ministère de la culture et de la communication mais aussi « beaucoup d'excellentes idées provenant de la plupart des ministères, de collectivités territoriales voire de PME très actives sur le marché des systèmes d'information », remarque Guy Duplaquet.

Pour le ministère, c'est l'occasion de faire reconnaître son savoir-faire, de bénéficier d'un accompagnement de la DINSIC dans la réalisation du projet, notamment avec la création d'une startup à la SDSI pour accompagner la réalisation de projets innovants. La stratégie numérique de l’état favorise l’innovation et encourage les « startup d'État » ou incubateurs de services numériques.

L'objectif est bien là : capitaliser sur la dynamique et aider la DGAL à faire aboutir API-RUCHERS.

Crédit ci-après

Ci-dessus : les infographies utilisées lors du hackathon pour présenter le projet

 

Voir aussi

Lire l'article " API-Ruchers, les raisons d'un plébiscite" publié sur le site etatplateforme.modernisation.gouv.fr

Le numérique, instrument de la transformation de l'État