« Oui, on peut bien manger à la cantine ! », c’est l’objectif que le Gouvernement s’est fixé pour 2022
Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

L’alimentation saine, sûre, durable, à partir produits locaux, est une attente forte et légitime de la part de nos concitoyens et des agriculteurs eux-mêmes. Elle contribue à valoriser les productions agricoles françaises et permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail.

Avec plus de 80 000 établissements et près de 3 milliards de repas servis chaque année, la restauration collective est un formidable levier pour garantir l’accès à une alimentation de qualité pour tous, éduquer nos enfants sur le sens de l’alimentation et du « bien manger » et accélérer la transition agroécologique.

La loi EGalim contient des dispositions sans précédent pour ce secteur (crèches, restauration scolaire, universitaire, établissements de santé, sociaux et médico-sociaux, pénitentiaires) et en premier lieu, atteindre d'ici à 2022 un taux de 50% des approvisionnements composé de produits biologiques, durables ou sous signes officiels de qualité.

Une autre disposition phare de la loi EGAlim concerne la diversification des sources de protéines. Depuis le 1er novembre 2019, chaque établissement de restauration scolaire doit pouvoir proposer, une fois par semaine, un menu diversifié à base de protéines végétales. Ce menu dit « végétarien » peut comporter des légumineuses, des céréales, œufs, et/ou produits laitiers. Il ne s’agit en aucun cas de prôner les régimes sans viande - chacun est libre de consommer ce qu’il souhaite - mais de faire bénéficier de la richesse de notre alimentation et réapprendre aux différents publics, dont nos enfants, à apprécier certains légumes parfois oubliés comme les lentilles, les flageolets ou encore les pois chiches.

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation est mobilisé pour accompagner l’ensemble des acteurs pour répondre à ces objectifs ambitieux :

  • tout d’abord sur le plan technique, avec la formation, l’organisation du travail, le partage d’expérience. C’est tout le rôle du Conseil national de la restauration collective (CNRC) que le ministre a installé en avril dernier, et des comités régionaux de l’alimentation présidés par les préfets de région avec l’appui des DRAAF ;
  • pour accompagner cette montée en gamme, des gains sont possibles en améliorant la lutte contre le gaspillage alimentaire, qui représente près de 16 milliards d’euros au total chaque année en France ;
  • les aides du programme « lait et fruits à l’école » de l’Union européenne (35 millions d'euros par an) ont été réorientées pour accompagner la restauration scolaire, et 2 millions d’euros sont mobilisés dans le cadre du programme national alimentation / nutrition porté avec le ministère de la Santé, pour notamment déployer des projets alimentaires territoriaux auxquels le secteur de la restauration collective, en lien avec d’autres acteurs, peut candidater.

Pour toute information, se renseigner auprès de la DRAAF de sa région.