Maladie des bandes rouges, le point 2018
Clément Deschamps, CO du DSF
Dans la continuité de 2017, la maladie est en recul au niveau national à l’exception des zones historiques où l’impact peut être encore important.

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Jean-Louis Geronce, CO du DSF
La maladie des bandes rouges s’est développée dans le paysage sylvosanitaire de ces dernières années. Elle est causée par deux agents pathogènes, Dothistroma septosporum présent partout en France et D. pini localisé dans le centre et le sud de la France, les deux espèces ayant une agressivité équivalente sur les pins. Le Département de la santé des forêts (DSF) a mis en place un suivi par placettes à partir de 2015 pour évaluer les impacts de la maladie et son évolution.

L’année 2015 a été marquée par un niveau d’attaque sévère, encore jamais vu, avec des rougissements particulièrement importants dans le Centre - Val de Loire. S’en est suivi un retour progressif au calme en 2016 puis 2017, retour visible au niveau des rougissements dans le feuillage, mais également du déficit foliaire. Dans la zone historique de la maladie (piémont pyrénéen), l’impact de la maladie reste important.

Les observations en 2018 montrent que la maladie a été peu présente, avec un niveau d’infection probablement encore plus faible que les deux années précédentes. Seuls le piémont pyrénéen et la Montagne noire montrent des dépérissements significatifs depuis 2015, régions où toutefois il peut y avoir confusion avec les dégâts liés à la processionnaire du pin.

À télécharger

Bilan 2018 de la maladie des bandes rouges (PDF, 1.66 Mo)