L'hépatite E : certains aliments à risque

L’hépatite E est une maladie virale, rare en France, mais transmissible à l’homme. Elle se manifeste par une inflammation du foie souvent asymptomatique et habituellement bénigne (grande fatigue, signes digestifs, jaunisse et parfois de la fièvre).

Actuellement, en l’absence de vaccin disponible, la prévention repose sur le respect de quelques précautions alimentaires.

Quels aliments peuvent provoquer une hépatite E chez l’homme ?

Certains produits sont susceptibles de présenter un risque d’hépatite E. Les porcs, les sangliers et les cervidés constituent des réservoirs de ce virus, qui se caractérise par sa très grande diffusion en élevage porcin (sans symptôme apparent), le foie étant l’organe cible. Les produits suivants peuvent ainsi être le vecteur du virus de l’hépatite E :

- Les produits à base de foie cru de porc (de type saucisses de foie fraîches ou sèches, figatelles, foie sec et saucisses de foie sec).

- Les produits à base de sanglier ou de cerf (viande et abats) notamment la fressure (cœur, rate, foie, poumons).

A noter que la consommation de produits crus de type jambon cru, saucisses à tartiner et saucisson, n’a à ce jour conduit à aucun cas d’hépatite E humaine.

Comment éviter la contamination ?

Il est recommandé à tous les consommateurs de bien faire cuire ces produits, et aux personnes sensibles (femmes enceintes, personnes immunodéprimées et personnes présentant déjà une maladie du foie) de ne pas les consommer.

Chez l’homme, l’hépatite E se manifeste par une inflammation du foie souvent asymptomatique et habituellement bénigne (grande fatigue, signes digestifs, jaunisse et parfois de la fièvre).

Des formes graves peuvent être observées chez les personnes sensibles que sont les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées et les personnes présentant déjà une maladie du foie.

Comment la surveillance et le contrôle de cette maladie sont-ils organisés en France ?

En avril 2009, l’Institut national de veille sanitaire (InVS) a signalé des cas d’hépatites virales E chez des personnes ayant consommé des saucisses crues à base de foie de porc en Provence et en Corse. L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Anses), saisie par la direction générale de l’alimentation du ministère de l’agriculture (DGAL), a alors rendu un avis confirmant la possibilité de transmission de ce virus par la voie alimentaire. L’Anses précisait que la cuisson, si elle est effectuée à température suffisamment élevée, est un traitement dont l’efficacité sur le VHE est très probable.

Suite à cet avis, la DGAL a demandé aux fabricants de saucisses crues à base de foie de porc de procéder à une modification de l’étiquetage sur ces produits : la mention « à consommer cuit à cœur » devra désormais être indiquée sur ce type de produits.

La Direction générale de l’alimentation et la Direction générale de la santé (DGS) ont ensuite saisi à nouveau l’Anses afin de disposer d’éléments complémentaires sur les méthodes de détection du VHE, sur le comportement du virus, notamment lors de la cuisson et du séchage. Suite au deuxième avis de l’Anses, un plan de contrôle sur les denrées alimentaires les plus à risque a été mis en place en 2011 par la DGAL, et un plan de communication piloté par la DGS a été élaboré pour l’information des professionnels de santé. Les professionnels des filières concernées ont été sensibilisés à plusieurs reprises quant au risque d’hépatite E lié à la consommation de ces aliments.

 

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