Infographie - Le secteur agricole et forestier, à la fois émetteur et capteur de gaz à effet de serre

Le secteur des terres et les gaz à effet de serre en France

Le secteur agricole et forestier est à la fois émetteur et capteur de gaz à effet de serre (GES)

Les émissions françaises de dioxyde de carbones (CO2) :
Total émis en 2018 (émissions hors UTCATF, Métropole +DROM) : 445 MteqCO2 / an (millions de tonnes équilavent CO2)

  • Transport : 31%
  • Agriculture : 19% (avec consommation d'énergie) - 85 MteqCO2 / an, soit -8% de 1990 à 2018
  • Industrie : 18%
  • Résidentiel : 19%
  • Énergie : 10% (hors agriculture)
  • Déchets : 3%

Principales émissions de GES en agriculture

  • 45% CH4 (méthane) : Fermentation entérique (digestion des ruminants), Stockage des effluents
  • 42% N2O (protoxyde d’azote) : Engrais azotés, Effluents d’élevage, Résidus de cultures
  • 13% CO2 (dioxyde de carbone) : Consommation d’énergie (fioul, gaz, électricité) sur la ferme : engins agricoles, serres chauffées, bâtiments d'élevage, tanks à lait…

Émissions et absorption de CO2 du secteur des terres

Le secteur agricole et forestier présente la particularité d’être à la fois émetteur mais aussi capteur de gaz à effet de serre grâce à la photosynthèse.
Les stockages de carbone sont appelés des puits de carbone.
Le carbone est stocké dans la biomasse et dans les sols (accumulation de matière organique).

Bilan puits de carbone : - 30 MteqCO2 / an

  • Terres cultivées : +18 (retournement des prairies + pratiques culturales)
  • Forêts : - 53
  • Artificialisation : +11 (changement d’usage des forêts ou des prairies)
  • Prairies : -8
  • Produits du bois : -1

L’agriculture et la forêt contribuent aussi à atténuer les émissions de gaz à effet de serre par la production d’énergies vertes et de matériaux de construction renouvelables : biogaz/méthalisation, biocarburants, bois énergie, bois construction, biomatériaux - chimie du végétal…

Agriculture et émissions de gaz à effet de serre : enjeux politiques

Le changement climatique risque d’avoir un impact négatif sur l’ensemble des aspects de la sécurité alimentaire : production, accès aux aliments, stabilité des prix…
Avec l’augmentation de la population mondiale, l’adaptation de l’agriculture au changement climatique est essentielle pour garantir la sécurité alimentaire. C'est un enjeu majeur pour les pays en développement, où le secteur agricole est souvent le premier secteur d’activité.
L’effort d’atténuation est au contraire considéré par ces pays comme pouvant potentiellement porter atteinte à leur niveau de production alimentaire et leur développement économique, en contraignant l'usage d'intrants, la taille du cheptel, la production des biocarburants ou en imposant la protection des prairies et des forêts. À l’inverse, les pays développés souhaitent que leurs efforts d’atténuation soient partagés avec les grands pays émergents afin d’éviter une distorsion de concurrence.

En ce qui concerne la forêt, la déforestation est un enjeu majeur dans les pays en developpement et les pays développés qui leur apportent leur soutien financier, ont à coeur de valoriser le rôle de la forêt en tant que puits de carbone et source de produits de substitution.

Source : Citepa, inventaire Secten éd.2020

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