Annie Genevard
Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

20 février 2026 Info +

Éditorial de la ministre Annie Genevard

La sécurité sanitaire des aliments est un pilier de notre santé publique, de notre souveraineté et de notre économie. Chaque jour, des millions de Françaises et de Français se nourrissent de produits sains et sûrs en plus d’être bons, sans toujours mesurer l’immense travail invisible qui rend cela possible. Derrière chaque assiette se cache une chaîne de vigilance, d’expertise et de responsabilité.

À Rungis, comme vous le découvrirez dans ce numéro, des équipes de fonctionnaires veillent chaque nuit sur la sécurité et la fraîcheur des produits qui alimentent nos tables – et celles du monde entier –, garantissant qu’ils répondent aux exigences les plus strictes. Dans les abattoirs, les services vétérinaires inspectent scrupuleusement les carcasses, tandis qu’au Havre, les inspecteurs contrôlent les cargaisons venues des quatre coins de la planète, refusant sans compromis les denrées non conformes.

Évidemment cruciale d’un point de vue sanitaire, cette exigence est aussi une force économique. La sécurité sanitaire, c’est la confiance des consommateurs, c’est la crédibilité de nos filières agricoles et la compétitivité de nos entreprises exportatrices. Quand les huîtres de la baie du Mont-Saint-Michel sont analysées pour détecter la moindre trace de toxines, quand nos services se mobilisent lors de l’apparition de la bactérie Yersinia dans des fromages, nous défendons bien plus que la santé publique : nous préservons aussi des savoir-faire, des territoires et des emplois.

Cette chaîne de protection ne serait rien sans l’engagement des professionnels, premiers garants de la sécurité sanitaire des aliments. Les plans de maîtrise sanitaire, obligatoires chez tous les opérateurs de l’agroalimentaire et validés par les directions départementales de la protection des populations, illustrent cette dynamique collective.

« La sécurité sanitaire, c’est la confiance des consommateurs, c’est la crédibilité de nos filières agricoles et la compétitivité de nos entreprises exportatrices. »

Annie Genevard

Ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

Je tiens à saluer l’engagement quotidien des services de l’État sur le front de la sécurité sanitaire des aliments : en administration centrale et dans les services déconcentrés, ils sont des maillons essentiels de cette vigilance partagée. Près de 6 000 agents, 106 000 contrôles auprès des établissements, 70 000 prélèvements, 235 000 contrôles aux frontières chaque année : ces chiffres traduisent une ambition claire, celle d’un État qui protège ses citoyens et accompagne les professionnels pour produire des denrées sûres, dans un cadre maîtrisé, lisible et harmonisé.

Pour autant, les défis ne manquent pas. Les risques émergents – qu’ils soient liés au changement climatique ou aux nouvelles formes de consommation – nous obligent à anticiper et à innover. L’approche transversale One Health, qui lie santé humaine, animale et environnementale, doit irriguer toutes nos politiques. Nous devons poursuivre l’élaboration des procédures, des instructions, des guides, qui traduisent de manière pratique et homogène l’application de la réglementation sur notre territoire, avec la plus grande rigueur mais sans créer de surrèglementations qui pèsent inutilement sur la production et la transformation, sans bénéfice sanitaire ou environnemental, rendant l’alimentation plus chère et donc moins accessible au plus grand nombre.

Ensemble, continuons à faire de la sécurité sanitaire des aliments une fierté française rendue légitime par son excellence. Continuons de porter haut cette priorité absolue pour notre santé et notre souveraineté.

Voir aussi