Des variétés anciennes de rosiers versées pour la première fois dans la collection nationale
Audrey Didier
La France, comme de nombreux autres pays, dispose d’une collection nationale destinée à conserver les ressources végétales (dites phytogénétiques) dans un objectif d'intérêt général en vue de leur utilisation pour la recherche scientifique, l'innovation et la sélection variétale, ou en tant qu'élément du patrimoine agricole et alimentaire.

Cette collection nationale inclut les ressources phytogénétiques dites patrimoniales qui font partie de l'histoire agricole, horticole, forestière et alimentaire nationale, ou qui sont emblématiques d'une région.

Pour la première fois une collection de 202 ressources patrimoniales de rosier a été versée à la collection nationale par arrêté du 12 mars 2021, publié au Journal officiel du 24 mars.

Cette collection remarquable est issue d’une roseraie du Maine-et-Loire gérée par Thérèse Loubert et est spécialisée depuis près de 40 ans sur les variétés anciennes de rosiers, notamment celles du XIXe siècle. Des ressources rares de rosiers botaniques y sont également représentées.

Grâce à ce versement, ces variétés anciennes de rosiers pourront être accessibles à tout utilisateur de la recherche et de la sélection. Il est prévu d’enrichir prochainement la collection nationale avec de nouvelles espèces.

La conservation et l’utilisation durable des variétés de semences et plants constitue un enjeu fondamental pour une agriculture et une alimentation performantes et durables. La préservation de la biodiversité cultivée est indispensable au métier de sélectionneur, qui puise dans ces ressources des caractéristiques essentielles pour répondre aux nombreux défis de demain, dont l’adaptation de l’agriculture au changement climatique et la lutte contre les bioagresseurs et agents pathogènes dans un contexte de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.

La préservation de la biodiversité cultivée est une thématique au cœur de la stratégie biodiversité de l’Union européenne pour 2030 et du Pacte vert pour l’Europe, afin de construire des agro-systèmes plus résilients et durables.

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