Les huîtres de la presqu'île sauvage
Sipa/E.Rodrigue/CGA
C'est à Pen Lan, face à l’île de Bréhat, que sont situés les parcs à huîtres d'Olivier Lucas. Ses huîtres creuses fines bénéficient de conditions propices d'élevage, ce qui lui a valu trois médailles d'or au Concours général agricole, et d'être cette année lauréat du Prix d'Excellence.

Grâce au fond sableux du Finistère nord, les coquilles des huîtres ne sont pas élevées dans une baie. En effet, elles profitent du sillon du Talbert et des conditions du grand large. Avec les marées, les huîtres se forment une solide coquille.

Des naissains à la commercialisation

En tout début d’année, Olivier et son équipe procèdent à l’ensemencement des naissains, les bébés huîtres qu’ils élèveront jusqu’à leur commercialisation, quelques 18 mois plus tard minimum. Au départ, il y a 600 naissains dans chaque poche. Au fil de leur croissance, ils seront répartis dans différentes poches.

D’avril à septembre, au rythme des marées, Olivier et son équipe entretiennent les parcs, remuent les poches et les retournent, pour que les huîtres s’épanouissent.

Au sortir de l’été, commence l’intense préparation des huîtres qui seront sur toutes les tables des fêtes de fin d’année. Les poches sont relevées et les huîtres sont calibrées avant d’être commercialisées.

Découverte d'une passion

Olivier, diplômé d'un BTS action commerciale, ne se destinait pas au milieu marin.

C'est en 1995 qu'il se forme au métier d'ostréiculteur pendant deux ans auprès d'une connaissance, et se passionne pour le coquillage. En 1998, son maître lui donne un parc d’un hectare. Dix ans plus tard, Olivier acquière des locaux à L’Armor- Pleubian, près de la mer et de ses bassins, équipés de tables de tri et d’un laveur.

Extrait du MOOK 2020, « à la rencontre des meilleurs producteurs », Floriane Ravard et Quai des Orfèvres

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