La vanille de l’île de la Réunion obtient l’IGP
GettyImages

En août 2021, la Commission européenne a attribué une Indication géographique protégée (IGP) à la vanille de La Réunion. Ce signe de l’origine et de la qualité met en avant ce produit unique cultivé et transformé au cœur d’un terroir ultramarin.

Appelée « côte du vent », l’aire géographique où est cultivée la vanille se situe à l’est de l’île, sur les pentes volcaniques des communes de Bras-Panon, Saint-André, Saint-Benoît, Saint-Joseph, Saint-Philippe, Sainte-Marie, Sainte-Rose et Sainte-Suzanne. Sa météo, la plus pluvieuse du territoire, en fait une zone propice au développement de cette plante qui nécessite une grande quantité d’eau… mais aussi beaucoup de chaleur. Idéalement positionnée au niveau du tropique du Capricorne, dans l'océan Indien balayé par les alizés (vents tropicaux), l’île offre également un climat doux et chaud favorable à la culture du vanillier.

Un savoir-faire ancré dans l’histoire de l’île

Produit phare du terroir local, la vanille a été implantée sur l’île au XVIe siècle. C’est ainsi qu’au fil des ans, les producteurs réunionnais ont développé une connaissance très précise de la culture de cette orchidée singulière. Les producteurs sont non seulement à l’origine d’une technique de fécondation inventée au XIXe siècle, mais ont également mis au point un système de transformation de la vanille par mortification et étuvage : les gousses sont plongées dans une eau à 65°C puis disposées dans des caisses couvertes pendant 12 heures, où elles obtiennent leur couleur brune. 

Il faut attendre trois ou quatre ans pour qu’un pied de vanillier donne ses premiers fruits. Cet arbre a une espérance de vie de dix ans environ.

Un produit délicat et fort en arômes

Les gousses de vanille de l’île de la Réunion ont une robe d’un brun chocolaté. Leur bouquet aromatique subtil et délicat est prisé en gastronomie par de nombreux chefs et pâtissiers.

Quelques chiffres clés (données 2019) :

Près de 170 producteurs cultivent la vanille sur environ 190 hectares. 4,5 tonnes de vanille sèche, fraîche ou givrée , ainsi que 17 tonnes de vanille vertes ont été produites sur l’île. Les gousses sont principalement vendues localement mais sont aussi exportées vers la métropole. (Source : inao.gouv.fr)