Influenza aviaire : le point sur la situation en France
Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr

Comme plusieurs pays d’Europe, la France est confrontée à un épisode d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) depuis la mi-novembre. La situation est maintenant stabilisée : depuis un mois, aucun nouveau foyer n’a été détecté en élevage ou basse-cour en France ni aucun cas dans la faune sauvage depuis le 3 mai. Le niveau de risque qui était considéré comme "élevé" depuis novembre 2020 est passé à "modéré" sur l’ensemble du territoire métropolitain le 23 avril. Il vient d'être abaissé au niveau "négligeable" le 28 mai. L’arrêté a été publié le 28 mai au Journal officiel.

Les mesures de sécurité sanitaire renforcées, parmi lesquelles figuraient la claustration des oiseaux, sont ainsi levées sur l’ensemble du territoire. La quasi-totalité des zones de protection et des zones de surveillance mises en place pour lutter contre la diffusion du virus au plus fort de la crise ont également été levées.

Les mesures de prévention sanitaire générales restent toutefois toujours de mise et les professionnels tout comme les particuliers sont invités à les respecter.

Pour rappel, ce virus de l’influenza aviaire (H5N8) atteint exclusivement les oiseaux ; il n’est pas transmissible à l’Homme qui peut consommer en toute sécurité de la viande d’origine aviaire, des œufs, du foie gras et plus généralement tout produit alimentaire de volaille.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, s’est rendu successivement dans les Landes puis dans le Gers en début d'année, afin d’exprimer le soutien de l’État aux filières avicoles touchées de plein fouet par cette nouvelle épizootie d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). Il a également salué les services de l’État et tous les acteurs qui sont pleinement mobilisés dans la gestion de cette crise.

Il convient de rappeler l’impérieuse nécessité de garantir la biosécurité dans les élevages ; le Gouvernement a d’ailleurs prévu des aides à cet effet dans le Plan de relance.

L'État est présent aux côtés des éleveurs concernés ; leurs pertes seront compensées dans le respect des réglementations européenne et nationale. Un dispositif d’acompte pour compenser la valeur des animaux abattus est d’ores et déjà en place.

Nombre de foyers confirmés d'influenza aviaire hautement pathogène :
 

À la date du 3 mai, la France compte 492 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène en élevage confirmés par le laboratoire national de référence (LNR) de l’ANSES.

Ces foyers se répartissent ainsi :

  • 475 foyers en élevage dans le Sud-ouest ;
  • 17 foyers hors Sud-ouest ;

Elle a par ailleurs enregistré 20 cas dans la faune sauvage et 1 cas dans la faune captive.

Consulter le détail des foyers par département (PDF, 662.48 Ko)

À la date du 19 février, 3,5 millions de volailles (essentiellement des canards) ont été abattues dans le Sud-ouest sur ordre de l'administration, suite à la détection de foyers ou de manière préventive pour limiter la propagation du virus.


Liste des communes en zone de protection et en zone de surveillance au titre de la directive 2005/94/CE et de l'arrêté ministériel du 18 janvier 2008 (PDF, 505.23 Ko)

Situation dans le sud-ouest

Face à un virus extrêmement contagieux entre oiseaux, cette année les élevages de volailles avaient été dépeuplés rapidement dans un rayon de 5 km, et les mouvements interdits dans un rayon de 20 km.

Dans le sud-ouest, l’amélioration de la situation sanitaire a déjà permis de lever les mesures de restriction aux mouvements et de réintroduire des galliformes (poules, poulets, pintades, cailles…)  et plus récemment de palmipèdes, dans une grande partie des communes. Seules les quelques zones de surveillance et de protection restantes connaissent encore des restrictions.

Mesures en vigueur sur tout le territoire national métropolitain

L’ensemble du territoire national métropolitain classé en niveau de risque « élevé » au regard de l’influenza aviaire depuis le 17 novembre 2020 est passé le 24 avril en niveau de risque "modéré". Il vient d'être abaissé au niveau "négligeable" le 28 mai 2021.

Les mesures de restrictions, en particulier la claustration, sont ainsi levées, y compris dans les zones à risque particulier(ZRP). Ces communes où sont présentes des zones humides ne sont plus soumises à restriction.

La vigilance reste impérative pour éviter une nouvelle contamination par du virus qui est encore présent en Europe. Les mesures de biosécurité à respecter par les professionnels comme par les particuliers (basses-cours) sont consultables à cette adresse :

Situation dans la faune sauvage

Dans la faune sauvage, 20 cas ont été répertoriés au total sur des animaux retrouvés morts : oies bernaches (Morbihan, Loire-Atlantique, Manche) ; cygnes (Meurthe-et-Moselle, Loire, Allier et Bas-Rhin) ; oie cendrée (Bouches-du-Rhône) ; buse et goéland (Haute-Corse), mouette (Landes), canard tadorne (Calvados), bécasseaux maubèche et courlis (Manche), moineaux (Ardennes), cigogne (Ardennes), buse (Haut-Rhin), faucons pèlerins (Meurthe-et-Moselle).

Un cas a été identifié dans le Bas-Rhin dans la faune captive (oiseaux d'ornement).

Depuis le 3 mai, aucun cas n’a été enregistré.

Pour mémoire :

Les mesures suivantes s’appliquaient à l’ensemble des départements de l’Hexagone et de la Corse depuis le 17 novembre :

  • claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux ;
  • interdiction de rassemblements d’oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions);
  • interdiction de faire participer des oiseaux originaires de ces départements à des rassemblements organisés ;
  • interdiction de l’utilisation et du transport d'appelants pour la chasse au gibier d’eau.

Communiqués de presse

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