Influenza aviaire : le point sur la situation en France

Comme plusieurs pays d’Europe, la France est confrontée à un épisode d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) depuis la mi-novembre. La maladie circule activement dans la faune sauvage et se manifeste à l’occasion des migrations vers le Sud. La situation est maintenant stabilisée dans plusieurs zones touchées du Sud-Ouest mais quelques nouveaux foyers sont encore détectés.

Pour rappel, ce virus de l’influenza aviaire (H5N8) atteint exclusivement les oiseaux ; il n’est pas transmissible à l’Homme qui peut consommer en toute sécurité de la viande d’origine aviaire, des œufs, du foie gras et plus généralement tout produit alimentaire de volaille.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, s’est rendu successivement dans les Landes le 8 janvier puis dans le Gers le 11 janvier, afin d’exprimer le soutien de l’État aux filières avicoles touchées de plein fouet par cette nouvelle épizootie d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). Il a également salué les services de l’État et tous les acteurs qui sont pleinement mobilisés dans la gestion de cette crise.

Nombre de foyers confirmés d'influenza aviaire hautement pathogène :

À la date du 22 avril, la France compte 491 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène en élevage confirmés par le laboratoire national de référence (LNR) de l’ANSES.

Ces foyers se répartissent ainsi :

  • 475 foyers en élevage dans le Sud-ouest ;
  • 16 foyers hors Sud-ouest ;

Elle a par ailleurs enregistré 19 cas dans la faune sauvage et 1 cas dans la faune captive.

Consulter le détail des foyers par département (PDF, 658.93 Ko)

À la date du 19 février, 3,5 millions de volailles (essentiellement des canards) ont été abattues dans le Sud-ouest sur ordre de l'administration, suite à la détection de foyers ou de manière préventive pour limiter la propagation du virus.


Il convient de rappeler l’impérieuse nécessité de garantir la biosécurité dans les élevages ; le Gouvernement a d’ailleurs prévu des aides à cet effet dans le Plan de relance.

L'État sera présent aux côtés des éleveurs concernés ; leurs pertes seront compensées dans le respect des réglementations européenne et nationale. Un dispositif d’acompte pour compenser la valeur des animaux abattus est d’ores et déjà en place.

Crédit ci-après

Sud-ouest : mesures en vigueur dans la zone règlementée

Face à un virus extrêmement contagieux entre oiseaux cette année, les élevages de volailles doivent être dépeuplés rapidement dans un rayon de 5 km, et les mouvements interdits dans un rayon de 20 km.

Sur la base d’un avis rendu le 7 janvier par l’ANSES, les mesures supplémentaires suivantes ont été prises :

  • Les abattages préventifs pratiqués précédemment sur un rayon de 3 km autour des foyers le seront dorénavant sur 5 km. Ils concerneront dans le 1er kilomètre tous les oiseaux d’élevage et de basse-cour, et pour les 4 km suivants l’ensemble des palmipèdes et les autres volailles quand elles ne sont pas claustrées ;
  • Les capacités d’abattage vont être significativement augmentées grâce à la mobilisation du prestataire mandaté par l’État, à celle des vétérinaires sanitaires ainsi qu’à la réquisition d’abattoirs supplémentaires ;
  • La zone de surveillance de 10 km autour des foyers pourra être étendue jusqu’à 20 km, avec interdiction de sortie et d’entrée de volailles (y compris pour repeupler un élevage qui a terminé son cycle de production). Ces restrictions seront réévaluées d’ici la fin du mois de janvier, à l’aune du bilan épidémiologique.

Liste des communes en zone de protection et en zone de surveillance au titre de la directive 2005/94/CE et de l'arrêté ministériel du 18 janvier 2008 (PDF, 883.08 Ko)

Abattages

Les capacités d’abattage ont été significativement augmentées avec la réquisition de 5 abattoirs situés sur les communes de Gibret (Landes), Montaut (Landes), Came (Pyrénées-Atlantiques), Maubourguet (Hautes-Pyrénées) et Castelnau d’Auzan (Gers).

Au 19 février, 3,5 millions de volailles (essentiellement des canards) ont été abattues dans le Sud-Ouest sur ordre de l'administration, suite à la détection de foyers ou de manière préventive.

Autres foyers en France - Levée des zones réglementées

La situation est stabilisée dans les autres départements touchés par le virus depuis son introduction en France à la mi-novembre. Un nouveau foyer a été confirmé le 13 avril en Haute-Savoie et un autre le 22 avril dans le Bas-Rhin dans des basse-cours.

Les mesures qui s’appliquaient dans les départements où des foyers ont été confirmés (Deux-Sèvres, Vendée, Ardennes) sont l’abattage de l’ensemble des volailles de l’exploitation infectée et  la mise en place d’une zone de protection de 3 km autour des foyers ainsi que d’une zone de surveillance de 10 km autour de ces foyers. Elles s'appliquent désormais au département du Haut-Rhin et de la Haute-Savoie.

À ce jour, les zones réglementées ont été levées en Vendée, dans les Deux-Sèvres et dans les Ardennes.

Situation dans la faune sauvage

Dans la faune sauvage, signe que le virus H5N8 circule, 19 cas ont été répertoriés sur des animaux retrouvés morts : oies bernaches (Morbihan, Loire-Atlantique, Manche) ; cygnes (Meurthe-et-Moselle, Loire, Allier et Bas-Rhin) ; oie cendrée (Bouches-du-Rhône) ; buse et goéland (Haute-Corse), mouette (Landes), canard tadorne (Calvados), bécasseaux maubèche et courlis (Manche), moineaux (Ardennes), cigogne (Ardennes), buse (Haut-Rhin).

Un cas a été identifié dans le Bas-Rhin dans la faune captive (oiseaux d'ornement).

Mesures en vigueur sur tout le territoire national métropolitain

Pour rappel, l’ensemble du territoire national métropolitain est classé en niveau de risque «élevé » au regard de l’influenza aviaire depuis le 17 novembre 2020.

Les mesures suivantes s’appliquent à l’ensemble des départements de l’Hexagone et de la Corse :

  • claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux ;
  • interdiction de rassemblements d’oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions) ;
  • interdiction de faire participer des oiseaux originaires de ces départements à des rassemblements organisés ;
  • interdiction de l’utilisation et du transport d'appelants pour la chasse au gibier d’eau.

La vigilance reste impérative pour éviter la propagation du virus. Les mesures de biosécurité à respecter par les professionnels comme par les particuliers (basses-cours) sont consultables à cette adresse :

Communiqués de presse

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