Darégal : le leader mondial de l'herbe aromatique surgelée est français !
Anaïs Vulliet / agriculture.gouv.fr
D’où viennent les aromates dans votre fromage frais ? Et le basilic sur votre pizza ? Installée depuis 1887 à Milly-la-Forêt, en Essonne, l’entreprise agroalimentaire Darégal propose des herbes aromatiques aussi bien surgelées que déshydratées. Bien que sa production soit aussi commercialisée auprès du grand public, la majorité de ses ventes se fait directement auprès d’entreprises dont 70% à l’étranger.

C’est à Milly-la-Forêt, déjà réputée au XIXe siècle pour ses cultures de plantes à parfum, aromatiques et médicinales, que l’entreprise s’établit, avec son invention : le premier séchoir industriel pour les plantes. Cinq générations plus tard, l’entreprise continue à s'adapter aux attentes des clients.

Persil, ciboulette, aneth, coriandre… Darégal cultive, avec 80 producteurs, plus d’une trentaines d’herbes aromatiques. « Le plus souvent, nous travaillons avec des agriculteurs de père en fils », explique Nicolas Brunet, chef de culture. « Au fil des années, une véritable confiance s’instaure. Les producteurs qui viennent de nous rejoindre travaillent d’abord sur des plantes aromatiques qui demandent moins d’attention. Puis, lorsque l’exploitant est à l’aise, nous lui confions des variétés plus sensibles ».

L’herbe aromatique, un produit délicat

Une fois coupées, les herbes aromatiques sont des denrées sensibles et doivent être conditionnées dans un délai très court pour conserver leur fraîcheur. C’est pourquoi les usines sont installées à moins d’une heure des 1 500 hectares cultivés.

Grâce à cette maîtrise de la distance, Darégal « traite l’ensemble des herbes fraîchement coupées dans un délai maximum de six heures », précise Laurent Bouquet, responsable de production. Une fois ramassées à l'aide de récolteuses spécialement conçues, les herbes aromatiques sont nettoyées, ciselées et, enfin, surgelées ou déshydratées.

Savoir répondre aux attentes des consommateurs

Au fil des années, cette entreprise centenaire a évolué. La surgélation, préférée par le consommateur, va rapidement remplacer la déshydratation. Aujourd’hui, 10% seulement de la production de Darégal est déshydratée.

Afin de créer de nouvelles saveurs, l’entreprise a développé le métier « d’Herb’ Sommelier ». Une quinzaine de collaborateurs travaillent à la définition de nouveaux goûts et à la création de nouveaux produits. « Le basilic, par exemple, n'est pas perçu gustativement de la même manière en France et aux États-Unis. Il nous a donc fallu développer des variétés propres aux attentes », explique Mélodie Azun-Lopez, en charge de cet atelier.

À Milly-la-Forêt, 2 000 m² sont dédiés à la recherche. Émeline Teissier est en charge d’un programme pour développer de nouvelles variétés. « Au quotidien, nous travaillons pour obtenir des variétés résistantes aux maladies, mais surtout à l’amélioration du goût, en fonction des attentes. Il faut environ six ans pour faire naître une nouvelle variété ».

La production bio est en pleine croissance. Charles Darbonne, président de l’entreprise, est conscient de cet enjeu majeur : « d’ici dix ans, 50% de nos produits seront issus de l’agriculture biologique ».

Plus d'informations sur Darégal.

Darégal en quelques chiffres…

  • 500 collaborateurs ;
  • 5 usines dans le monde ;
  • des produits vendus dans 47 pays ;
  • 150 millions d’euros de chiffre d’affaires ;
  • 65% du chiffre d’affaires réalisé avec des entreprises de l’agroalimentaire ;
  • 70% de la production commercialisée à l’étranger, grâce à une usine en Californie depuis 1993 et une usine en Espagne.

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