« Savoir saisir les opportunités qui se présentent »
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Portrait d'Emmanuel Robe, référent expert national des coquillages à la direction générale de l’alimentation (DGAL) à Paris.
Il n’avait rien prémédité, mais a su saisir les opportunités qui se sont présentées : Emmanuel Robe résume ainsi son évolution au sein des services sanitaires de l’État. Diplômé d’un DUT biologie et biochimie, puis inspecteur en abattoir et en poste de contrôle aux frontières, il s’est spécialisé dans les produits de la pêche et les coquillages jusqu’à devenir, en raison de son expertise, personne référente auprès du ministère, puis référent expert national (REN) des coquillages en 2020.
Un rôle d’interface au service de la filière
Son rôle est aujourd’hui central : faire le lien entre les producteurs français en conchyliculture et les autorités sanitaires du ministère de l’Agriculture. Ses atouts ? Un carnet d’adresses bien rempli et une connaissance très fine des zones de production et des problématiques rencontrées par les professionnels. « On ne peut pas être crédible à ce poste sans avoir l’expérience du terrain », assure-t-il. Au quotidien, Emmanuel Robe travaille avec de nombreux interlocuteurs : services de l’État, professionnels de la filière, mais aussi l’Ifremer, pour le suivi des risques biologiques en mer. Il contribue également aux travaux européens visant à faire évoluer la réglementation sur la production de coquillages destinés à l’alimentation. Parmi ses dossiers récents, l’ouverture de l’exportation de bulots et de coquilles Saint-Jacques de Saint-Pierre-et-Miquelon vers le Canada, début 2025, illustre un travail collectif mené sur le long terme.
Une expertise ancrée dans le terrain
Ce qu’il préfère dans son métier ? D’abord, l’absence de routine : « En France, on produit des coquillages dans 22 départements du littoral. Selon les territoires, les problématiques ne sont jamais les mêmes. On réfléchit, on échange, on s’adapte ». En matière de sécurité sanitaire des aliments, la santé des consommateurs est la préoccupation première, c’est ce qui donne du sens à ces métiers. « Quand tout se passe bien, on ne parle pas beaucoup de nous. Notre mission se révèle surtout lors des crises sanitaires. » Et s’il devait donner un conseil à celles et ceux qui souhaitent se lancer ? « Ne jamais être fermé à la connaissance. Rester curieux. Après vingt ans en conchyliculture, j’ai encore beaucoup à apprendre ! »
Son parcours
- 1996 : DUT en analyse biologique et biochimique.
- 2000 : Formation initiale I’Infoma technicien vétérinaire.
- 2000 : Inspecteur en abattoir.
- 2006 : Inspecteur sécurité sanitaire des aliments (pêche et coquillages) et aux frontières.
- 2019 : Concours d’ingénieur de l’agriculture et de l’environnement (IAE).
- 2020 : Référent expert national coquillages France.
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