Pour une alimentation du futur, des solutions intelligentes
© Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr
Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt et Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique effectuent ce jeudi 21 avril la revue du plan alimentation intelligente. L’occasion de faire le point sur ce projet en faveur d’une alimentation sûre, saine, durable et exportable.

Porté par le gouvernement dans le cadre du grand chantier de l’Industrie du futur, ce plan pour une alimentation intelligente encourage les innovations des entreprises en faveur d’une industrie agroalimentaire plus connectée, plus compétitive et plus respectueuse de l’environnement et des travailleurs.

Si le secteur agroalimentaire a globalement su affronter la crise de 2008, il lui revient aujourd’hui de faire face à des défis de taille : des modes de consommation chaque jour plus sophistiqués, une exigence de sécurité sanitaire de plus en plus forte, une volatilité du cours des matières premières qui lui impose d’améliorer sa productivité.

Innover pour l’alimentation de demain

La feuille de route, conçue sur la base de plus de 530  remontées d’industriels sur le terrain, soutient concrètement les besoins de la filière pour innover vers l’alimentation de demain. Elle a pour ambition de construire une offre industrielle nouvelle capable de gagner des parts de marchés en France comme à l’export, en faisant émerger des technologies de rupture.

Ces futures solutions industrielles répondent à cinq défis :

  • reconquérir la compétitivité des métiers de la viande
  • ouvrir le marché de l’alimentation fonctionnelle
  • s’imposer dans les emballages du futur
  • prendre le leadership du froid durable
  • garantir la qualité et la sécurité des aliments et des boissons

Des perspectives d'emploi

L’enjeu est de développer une industrie de référence au niveau mondial dans les domaines d’avenir où la France dispose d’une recherche d’excellence. A horizon 2017, les objectifs prioritaires sont de recruter 90 000 personnes pour la filière et de moderniser 30% des abattoirs industriels. De plus, il est envisagé de créer 1 500 emplois à 10 ans dans la production de protéines concentrées pour l’alimentation humaine.

Les appels à financement ont été lancés :

  • par BPI France sur l’alimentation fonctionnelle et sur mesure (20 millions d’euros),
  • par FranceAgriMer sur la compétitivité des entreprises de la filière viande (50 millions d’euros)  et sur l’innovation et compétitivité des filières agricoles et  agroalimentaires » (45 millions d’euros)
  • par l’Ademe sur les emballages et le froid durable.

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