Vignette Programme national pour l'alimentation

16 avril 2026 Info +

PNA 4 : vers une alimentation saine et durable pour tous

Ce quatrième Programme national pour l'alimentation (PNA 4), lancé par le ministère en charge de l'Agriculture, définit la feuille de route détaillée de la politique de l’alimentation française à horizon 2030.

Un cadre stratégique pour la souveraineté alimentaire

Le PNA 4 s'inscrit dans un contexte marqué par la loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire, promulguée le 24 mars 2025. Il constitue la déclinaison opérationnelle de la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC), tout en s’articulant avec le Programme national nutrition santé (PNNS).

L'ambition du PNA 4 est d'accompagner la transition de tous les acteurs pour garantir à chaque citoyen l'accès à une alimentation suffisante, saine, sûre, diversifiée et nutritive.

Des objectifs communs et ambitieux pour 2030

Le PNA 4 et le PNNS 5 visent les objectifs généraux ci-dessous sur les enjeux environnementaux, sanitaires, sociaux et de souveraineté alimentaire :

  • améliorer la souveraineté alimentaire ;
  • réduire les émissions territoriales de gaz à effet de serre ;
  • diminuer de 30 %, par rapport à 2015, la prévalence du surpoids, dont l’obésité, chez les enfants et les adolescents (et de 20 % pour ceux issus de familles défavorisées) conformément à la Stratégie nationale de santé 2023-2033 ;
  • tendre vers la disparition de l’insécurité alimentaire.

Les 4 grands axes d'intervention du PNA 4

Le PNA 4 agit sur l’ensemble du système alimentaire pour accélérer la transition vers une alimentation saine et durable. Et pour répondre à ces différents objectifs à l’horizon 2030, le PNA 4 déploie son action autour de quatre axes complémentaires :

  1. Une approche systémique et cohérente aux différentes échelles
    Le programme mise notamment sur la territorialisation via les Projets alimentaires territoriaux (PAT). Véritables leviers de proximité, les PAT associent élus, agriculteurs et citoyens pour construire des solutions adaptées aux réalités locales et renforcer la souveraineté alimentaire de terrain.

  2. Garantir à tous l’accès à des environnements alimentaires et nutritionnels de qualité et durables
    La restauration collective est au cœur du dispositif pour atteindre les objectifs de la loi EGalim (50 % de produits « durables et de qualité » dont au moins 20 % de Bio et 60 % de viandes et produits de la mer durables et de qualité). Pour cela, il y aura un accompagnement des gestionnaires de restauration collective vers des approvisionnements plus locaux et durables.

  3. Accompagner les comportements et les régimes alimentaires durables favorables à la santé et à l’environnement
    Cet axe est consacré à la valorisation des régimes alimentaires favorables à la santé et au climat. Cela passe par l'éducation alimentaire, la promotion des produits de saison et des protéines végétales, la lutte contre le marketing ciblant les enfants pour des produits non sains et de grandes campagnes de sensibilisation nationale (exemple : lutte contre le gaspillage alimentaire).

  4. Développer la recherche, l’expertise et l’évaluation pour une transition des systèmes alimentaires
    Ce dernier axe vise à développer les connaissances sur les aliments ultra-transformés, à évaluer l'impact environnemental des labels et à assurer un suivi rigoureux des politiques publiques selon une approche « Une seule santé » (One health).

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