Marion, 21 ans, future horticultrice
Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

Au lycée horticole et du paysage du Petit Chadignac, Marion Vigneaud, 21 ans, construit son avenir professionnel autour de l’horticulture, l’arboriculture, la floriculture et le maraîchage.

« De la graine à la plante, j’aime voir le travail qui se concrétise grandeur nature », explique Marion Vigneaud qui multiplie les expériences professionnelles dans le cadre de ses études. Après avoir obtenu un bac Sciences et technologies de l’agronomie et du Vivant (STAV), puis un CAPA Métiers de l’agriculture, elle se prépare à passer un bac pro Conduite de productions horticoles. « Ces formations offrent l’opportunité de travailler en alternance ou de réaliser des stages en entreprise. Cette année, j’ai passé 9 semaines dans une entreprise d’horticulture (Birrier frères) et 3 semaines chez un fleuriste (Dans ma bulle) », détaille Marion Vigneaud.

Transmettre une passion

Durant ses études, Marion Vigneaud a également participé au concours Un des meilleurs apprentis de France, dont elle a reçu plusieurs médailles. « Chaque épreuve est un défi technique à relever. Elles permettent d’approfondir les connaissances face aux problématiques de demain. Comme imaginer des systèmes de production économes en eau, chimie, énergie, etc. », explique-t-elle.

En tant que déléguée du Conseil national de l’enseignement agricole (CNEA), Marion Vigneaud participe à des évènements comme le Salon international de l’agriculture pour informer sur les formations. « En France, il y a un savoir-faire dans les métiers du vivant qu’il faut transmettre. Aujourd’hui, une diversité d’emplois en horticulture s’offre aux jeunes, notamment pour les femmes, car les conditions de travail se sont améliorées avec la robotisation ».

Développer une filière horticole locale

Après son bac, Marion Vigneaud indique vouloir poursuivre avec un BTSA Technico-commercial pour « éventuellement créer ma propre entreprise. Mon objectif ? Proposer des produits végétaux d’ornement de qualité en circuit court, et faire du maraîchage en vente directe à la ferme, afin de limiter l’empreinte carbone ».

Encore en réflexion, elle envisage aussi d’être enseignante en horticulture pour pérenniser la profession ou bien devenir CPE (conseillère principale d'éducation) pour accompagner les élèves et transmettre ses convictions écologiques dans l’enseignement agricole.