Les indicateurs de suivi de la stratégie Écophyto 2030
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La stratégie Écophyto 2030, publiée le 6 mai 2024, confirme l’objectif français de réduction de 50% de l’usage et des risques des produits phytopharmaceutiques d’ici 2030, par rapport à la moyenne triennale 2011-2013.
Cette baisse est mesurée par l’Indicateur de Risque Harmonisé 1 (HRI1), calculé par la Commission européenne. Il permet d’apprécier l’évolution de l’utilisation des substances actives en les pondérant par un coefficient d’appréciation du danger ainsi que la comparaison avec les situations des autres Etats membres via cet indicateur harmonisé pour l’ensemble de l’Union européenne.
Une série d’indicateurs complémentaires est également suivie pour rendre compte des différents résultats et impacts de la stratégie, comme des indicateurs sur les risques pour la santé humaine ou sur la qualité de l’eau.
L’indicateur de risque harmonisé 1 (HRI1), indicateur principal de suivi des objectifs de la stratégie Écophyto 2030
L’indicateur HRI1 correspond à la somme des quantités de substances actives (QSA) vendues en année N, pondérée par les coefficients liés à la classification1 des substances actives en différents groupes de risque.
La valeur du HRI1 pour 20242 en France est de 53, en baisse de 47% par rapport à la période de référence (2011-2013). La valeur moyenne du HRI1 à l’échelle européenne pour 2024 est de 41, en baisse de 59% par rapport à la période de référence.
La valeur de l’indicateur pour la France passe de 50 en 2023 à 53 en 2024. Le recours plus important à certains fongicides et herbicides des groupes 2 et 3 contribue principalement à cette évolution. Cette situation s’explique par une année 2024 très pluvieuse, particulièrement au printemps. Les conditions météorologiques ont intensifié le développement des adventices en réhydratant les graines dans le sol, et la pression de maladies fongiques comme l’oïdium et le mildiou. Le retrait des substances actives les plus dangereuses (groupe 4) se poursuit.
En savoir plus sur les indicateurs de risque harmonisés établis au niveau européen.
Conformément aux engagements pris, le Gouvernement a saisi l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) pour étudier, en lien avec ses homologues européens, la possibilité d’améliorer la méthodologie de calcul de l’indicateur HRI1. Le rapport a été finalisé au premier trimestre 2025 et publié le 13 mai 2025. Il est téléchargeable ci-dessous. Les discussions relatives à l’amélioration de l’indicateur HRI1 se poursuivent à l’échelle européenne.
À télécharger
Les indicateurs complémentaires de suivi de la stratégie Écophyto 2030
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Quantité de substances actives (QSA) :
La quantité de substances actives vendue est un indicateur simple qui s’exprime en kilogramme ou en tonne. La quantité de substances actives est la donnée source utilisée pour l’élaboration de la plupart des autres indicateurs (NODU, HRI, etc.).
La QSA s’établit en 2024 à 69 800 tonnes de substances actives vendues dont 28 670 tonnes de substances actives autorisées en agriculture biologique et/ou en biocontrôle (soit 38% de la QSA totale 2024). La QSA totale 2024 est en hausse de 8% par rapport à 2023.
La QSA {hors biocontrôle et/ou UAB} ou QSA des substances de chimie de synthèse reste sur un plateau stabilisé entre 41 500 et 44 000 tonnes depuis 2020. Sur la même période la QSA {Biocontrôle et/ou UAB} a progressé de 5 300 tonnes (+24%) et ce segment est composé à 83% de soufre, d'huiles dérivées de pétrole et de cuivre.
Les séquences climatiques des printemps des années 2020 à 2024 n’ont globalement pas engendré de fortes pressions de bioagresseurs (pathogènes, ravageurs) induisant une certaine stabilité du recours aux fongicides/insecticides/régulateurs.
Selon les régions, une pression accrue de ravageurs (pucerons) et de maladies cryptogamiques (mildiou) sur vigne a pu être constatée, induisant une hausse par rapport à 2023 du recours aux fongicides (+2 300 tonnes) et insecticides (+1 750 tonnes soit près de 4 fois plus qu’en 2023).
Les hivers doux et humides de cette période (2020-2024) limitent les possibilités de recours au désherbage mécanique et préjudicient l’efficience et la réussite des interventions chimiques. Ce contexte climatique combiné à des problématiques de résistances (graminées en grandes cultures), induisent, en l’absence d’évolution substantielle des assolements, un fort niveau d’usage des herbicides.A noter que les variations 2014/2015 et surtout 2018/2019 principalement pour les substances hors-biocontrôle et UAB sont liées à des phénomènes de stockage/déstockage par anticipation d’achats pour cause d’augmentation de RPD au 1er janvier des années 2015 et 2019.
De 2009 à 2024, on observe une tendance baissière sur la quantité totale des substances actives vendues hors-biocontrôle, tendance stabilisée entre 42 et 44 000 tonnes sur la période 2020-2024.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du ministère de la Transition écologique.
- Quantité de substances actives (QSA) glyphosate :
Le glyphosate est une substance active herbicide à large spectre d’action. Initiée en 2018 dans le cadre du plan glyphosate, la mise en place de cet indicateur permet de suivre l’une des substances parmi les plus emblématiques et les plus largement utilisées en France.
Après une dynamique à la baisse (-32,2%) sur la période 2020-2022, passant de 8 650 tonnes (2020) à 5 860 tonnes (2022), qui peut s’expliquer notamment par la mise en œuvre d’un crédit d’impôts de 2 500€ par exploitation si justification de non usage, le glyphosate remonte à 8 269 tonnes en 2024 (soit +2 410 tonnes), retrouvant ainsi son niveau moyen historique.
L’augmentation entre 2022 et 2024 s’explique, pour tout ou partie, par la décision de renouvellement de l’autorisation d’utilisation du glyphosate du 16 novembre 2023 pour une période de 10 ans dans l’Union européenne.
Évolution des quantités de glyphosate vendues
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du ministère de la Transition écologique.
- QSA CMR
Cet indicateur rend compte de l’évolution de la proportion des substances les plus préoccupantes dans les ventes de produits phytopharmaceutiques, c’est-à-dire identifiées à ce jour comme cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction avérées ou supposées (CMR de catégorie 1) ou suspectées (CMR de catégorie 2) selon les critères définis dans le règlement CLP (Classification, Labelling, Packaging).
La vente globale de substances à risque (CMR1 et CMR2) représente 26% de la QSA hors substances à usage en agriculture biologique ou biocontrôle. L’évolution de la proportion des substances les plus préoccupantes présente une tendance à la baisse substantielle depuis 2009.
Suite au retrait réitéré des substances CMR1, le niveau de vente de ces substances les plus à risque est devenu quasi nul. Les quantités de substances CMR2 sur la période 2009-2023 publiées en 2026 présentent des valeurs supérieures à celles publiées en 2025 pour la même période. Ceci est généré par un changement de classification de substances qui deviennent nouvellement classées CMR2 : la rétropolation de cette évolution de classification sur l’ensemble de la série induit un décalage à la hausse de l’ordre de 2 000 tonnes sur toute la série. Sur cette nouvelle base, la QSA de CMR2 diminue cependant de 13.8% en 2024 par rapport à 2023.
En 2024, les quantités de CMR vendues sont à leur plus bas historique.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du ministère de la Transition écologique.
- Nombre de doses unités (NODU) agricole :
Le NODU agricole permet d’apprécier l’intensité d’utilisation des produits phytopharmaceutiques en agriculture. Il correspond à la surface qui serait traitée annuellement, avec les produits phytopharmaceutiques vendus au cours d’une année, aux doses maximales homologuées.
Il est obtenu en rapportant la quantité vendue de chaque substance active à une « dose unité », c’est-à-dire la dose maximale applicable lors d’un traitement « moyen » une année donnée.Ramené à la surface agricole utile française, il correspond au nombre de traitements appliqués à pleine dose sur une surface d’un hectare. Il s’affranchit des biais liés au remplacement de substances actives par de nouvelles substances efficaces à plus faible dose.
Le NODU 2024 pour les usages agricoles s'élève à 94,8 millions d'hectares, en hausse de 6% par rapport à 2023. Le NODU est principalement porté par des substances actives aux fonctions herbicides (51%), fongicides (28%) et insecticides (14%). Les substances CMR2 y contribuent pour 26 %.
Après une hausse continue entre 2009 et 2014, l’indicateur a atteint un plateau légèrement supérieur à 100 millions d’hectares entre 2014 et 2017, pour retomber depuis 2020 aux alentours de 92 millions d’hectares, soit une baisse d’environ 10%.
Comme tous les indicateurs basés sur les données de vente, le NODU est sensible aux effets de stockage chez les agriculteurs, qui a été très important en 2018 en anticipation d’une augmentation de la redevance pour pollutions diffuses en 2019.
La hausse du NODU entre 2023 et 2024 peut s’expliquer par un recours plus important aux fongicides (+ 3,5 millions d’hectares traités). L’année 2024 a été particulièrement pluvieuse, entrainant une forte pression des maladies fongiques sur les cultures.
En savoir plus sur le NODU.
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- Nombre de captages fermés pour le paramètre pesticides
La France compte 32 800 captages d’eau potable. Depuis 2020, quelques centaines de captages sont fermés tous les ans, soit environ 1% de l’ensemble des captages.
Parmi les captages fermés :
• environ 26% le sont pour des raisons de contamination microbiologique ou chimique,
• la contamination par les pesticides explique la fermeture de 6% à 11% des captages tous les ans.Ces chiffres sont stables d’une année à l’autre, ce qui souligne la nécessité de renforcer les actions de protection des aires d’alimentation de captages.
Nombre de captages fermés entre 2020 et 2025 par cause de contamination aux pesticides et proportion par rapport aux captages fermés (source Sise-eaux – Ministère chargé de la santé)
Année
2020
2021
2022
2023
2024
2025
Nombre de captages fermés
293
340
324
280
280
334
Nombre de captages fermés pour cause pesticides
21
20
29
32
27
25
% de captages fermés pour cause pesticides
7.2
5.9
9
11.4
9.6
7.5
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du ministère chargé de la santé.
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Proportion de la population desservie par une eau conforme en permanence aux limites de qualité pour les pesticides
En 2024, 71,5% de la population a été alimentée en permanence par de l’eau respectant les limites de qualité réglementaires pour les pesticides et métabolites.
Toutefois, pour la quasi-totalité de la population alimentée par une eau non conforme, les dépassements des limites de qualité ont été limités en concentration et/ou dans le temps, ne nécessitant pas une restriction de l’usage de l’eau du robinet pour la boisson (2 situations de restriction d’usage en 2024).
Quatre principales molécules sont à l’origine des dépassements de la limite de qualité ou de valeurs sanitaires et de non-conformités. Il s’agit du métabolite R471811 du chlorothalonil, et des métabolites de la chloridazone (chloridazone désphényl et chloridazone méthyl désphényl) dont la recherche s’est généralisée en 2023. L’amélioration de la surveillance a permis de mettre en évidence des molécules probablement présentes dans les eaux depuis de nombreuses années.
Évolution du pourcentage de population alimentée par une eau respectant les limites de qualité réglementaires pour les pesticides et métabolites entre 2022 et 2024 (source Sise-eaux – Ministère chargé de la santé)
Consultez la synthèse de la qualité de l’eau du robinet publiée chaque année sur le site du ministère chargé de la santé.
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Indice de pressions toxiques cumulées (IPTC)
L'IPTC mesure l'intensité des pressions toxiques qu'un mélange de pesticides exerce sur les organismes aquatiques. Sur la période 2022-2024, 37% des stations ont un IPTC supérieur à 1 (i.e. les pressions toxiques sont considérées comme « fortes » quand IPTC > 1 et d’autant plus que la valeur est élevée).
Les données couvrent 39 sous-bassins (métropole et DROM), avec des valeurs de dépassement allant de 1,76 % à 85,06 % (moyenne : 35,9 %, médiane : 37,2 %). La dispersion est très forte, signe d'une distribution territorialement très contrastée. La distribution des dépassements IPTC est fortement structurée par le type et l'intensité des usages agricoles à l'échelle des sous-bassins. Ainsi, les masses d'eau des grandes plaines agricoles (grand bassin parisien) ainsi que celles des bassins viticoles intensifs (dans les deux cas fort recours aux herbicides, fongicides et insecticides) présentent des masses d’eau avec un profil d’IPTC le plus défavorable (entre 80 et 100% des stations ayant un IPTC supérieur au seuil de 1). A l’inverse (et logiquement) les masses d’eau des bassins à dominante d’espaces naturels (montagnes alpines, forêts) et de types de productions agricoles plus extensives des régions centre et sud-est présentent un profil d’IPTC nettement plus faible (avec moins de 20% de stations dépassant la valeur seuil de 1).
Par rapport à la précédente évaluation de l'IPTC (2018-2020), la situation globale (métropole et DROM) témoigne d’une légère amélioration avec un IPTC inférieur de 3.2 points en regard de la période 2018-2020, cependant au sein de la période 2022-2024 on constate une tendance ascendante. La tendance à la stabilité est également constatée au niveau des différentes grandes masses d’eau régionales et la hiérarchisation entre masses d’eau est peu évolutive. 21 masses d'eau voient l’indicateur IPTC s'améliorer d'une valeur variant entre 0.2 et 22.9 points (moyenne globale 7.4 points d'amélioration dont 6 connaissent une amélioration de l’IPTC de plus de 5 points), à contrario 18 masses d'eau constatent une dégradation de l'IPTC variant entre 0.1 et 12.6 points (moyenne globale 2.7 points de dégradation dont 3 connaissent une dégradation de l’IPTC de plus de 5 points).
Accéder au rapport sur La pollution chimique des cours d’eau et des plans d’eau en France de 2000 à 2020.
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Agriculture biologique
- Surface agricole utile en agriculture biologique :
La part de la surface agricole utile (SAU) en agriculture biologique témoigne de l’évolution de cette filière, mode de production à bas niveau d’intrants.
En 2025, la surface cultivée en agriculture biologique représente 10,04% de la surface agricole française, soit un léger recul par rapport à 2024. Depuis 2022, la croissance des surfaces bio ralentit après une forte progression entre 2015 et 2020. Ce ralentissement s’explique par un contexte économique difficile : l’inflation élevée et la baisse du pouvoir d’achat des ménages, conséquence de la guerre en Ukraine, ont réduit la consommation de produits biologiques. Malgré des signes de reprise de la consommation, les conversions de nouvelles surfaces ont aussi ralenti. Face à cette situation, l’État a renforcé son soutien au secteur, notamment à travers la publication du programme Ambition Bio 2027, la mise en œuvre de campagnes de communication pour relancer la demande et le déploiement d’aides d’urgence en 2023 et 2024.
En savoir plus sur le site internet de l’Agence bio.
Biocontrôle
Les trois indicateurs suivants ont été développés dans le cadre de la stratégie nationale de déploiement du biocontrôle (SNDB), publiée en 2020 et couvrant la période 2020-2025. Ils permettent d’évaluer la dynamique relative aux solutions de biocontrôle, outils de prédilection pour la protection intégrée des cultures qui permettent de limiter le recours aux produits phytopharmaceutiques de synthèse.
Pourcentage d'usages couverts par les produits de biocontrôle :
Le pourcentage d’usages couverts par les produits de biocontrôle exprime la proportion de cas de stress biotiques couverts par des solutions de biocontrôle bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché. Il reflète le spectre potentiel de ces solutions.Il est calculé en divisant le nombre d'usages couverts par au moins un produit phytopharmaceutique de biocontrôle de la gamme d'usage professionnel par le nombre d’usages couverts par tous les produits phytopharmaceutiques autorisés pour cette gamme.
Début 2026, cet indicateur atteint un peu plus de 62%, contre 40% en 2020. Malgré quelques variations, il a régulièrement progressé depuis 2020 et a dépassé de la cible de 60% fixée par la SNDB.
Date
Pourcentage d’usages couverts par les produits de biocontrôle
01/2020
40%
11/2021
53%
12/2022 54,8%
12/2023
53,8%
01/2025
56,5%
11/2025
61,3%
02/2026
62,25%
- Nombre de produits phytopharmaceutiques de biocontrôle :
Cet indicateur permet de recenser le nombre de produits bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché, figurant sur la liste des produits de biocontrôle.
Cette liste recense tous les produits phytopharmaceutiques bénéficiant de la mention biocontrôle, attribuée par l’Anses, au titre du décret n°2022-35 du 17 janvier 2022.
Le nombre de produits de biocontrôle a connu une hausse importante depuis le lancement de la stratégie, passant de 523 début 2020 à 820 début 2026.
Date
Nombre de produits phytopharmaceutiques de biocontrôle
01/2020
523
11/2021
651
12/2022
735
12/2023
768
01/2025
770
11/2025
807
02/2026
820
- Nombre de macro-organismes autorisés (indigènes et non-indigènes) :
Cet indicateur permet de recenser la quantité de macroorganismes autorisés et commercialisés en France.
Le nombre de macroorganismes autorisés a fortement augmenté depuis 2020, passant de 377 début 2020 à 508 début 2026. Les objectifs fixés pour 2025 ont été dépassés dès 2023. Cette tendance reflète le développement de leur utilisation sur le territoire national, notamment en maraîchage. En février 2026, un total de 387 macro-organismes non indigènes bénéficient d’une autorisation individuelle et 121 macro-organismes indigènes ont été déclarés. Il est attendu que ces chiffres continuent d’évoluer rapidement à la hausse, compte tenu des nouvelles demandes d’autorisation en cours.
Date
Nombre de macro-organismes autorisés (indigènes et non-indigènes)
01/2020
377
11/2021
415
12/2022
439
12/2023
564
01/2025
543
11/2025
575
02/2026
508
Nombre de macro-organismes -
IFT régional : l'Indicateur de Fréquence de Traitements phytosanitaires (IFT) est un indicateur de suivi de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques.
L’IFT comptabilise le nombre de doses de référence utilisées par hectare au cours d’une campagne culturale pour une culture donnée. Cet indicateur peut être calculé pour un ensemble de parcelles, une exploitation ou un territoire. Il peut également être décliné par grandes catégorie de produits (herbicides ; fongicides ; insecticides et acaricides ; autres produits).
L’indice de fréquence de traitement régional est établi à partir d’enquêtes statistiques sur les pratiques culturales. Il permet de comparer l’IFT d’une culture dans une exploitation avec la moyenne régionale.
En savoir plus sur le site Vizagreste.
Un autre indicateur régional est en cours de développement :
- Indicateur sur la pression bioagresseur / contexte climatique.
1 Les substances actives sont classées selon 4 groupes : groupe 1 (substances à faible risque), groupe 2 (substances approuvées ou réputées approuvées), groupe 3 (substance dont on envisage la substitution), groupe 4 (substances non approuvées).
2 L’indicateur HRI1 est calculé par Eurostat, pour une publication de l’année N au 30 août de l’année N+2. Ce délai s’explique par le fait que la classification des substances actives de l’année N est disponible en avril de l’année N+2.
3 Il s’agit des substances actives suspectées d’avoir un potentiel « cancérigène, mutagène ou toxique pour la reproduction ».
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