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Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

11 juin 2026 Info +

La filière cheval et âne : l'excellence à la française

La filière des équidés (cheval et âne) est une composante importante du développement des territoires ruraux, créatrice d'emplois et génératrice d'activités agricoles, hippiques, sportives, sociales et culturelles. Cette filière relève du ministère chargé de l'agriculture, mais également de celui des sports, notamment via l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE), opérateur public pour accompagner la professionnalisation de la filière équine.

La place des équidés dans la société

Source de développement rural

Il participe à l’activité économique des territoires : hippodromes, centres équestres, traction animale, alimentation, tourisme dont randonnée à cheval ou avec des ânes....

Il entretient les prairies et les paysages.

Allié du développement durable

L’énergie animale est une énergie non polluante, utilisable à la campagne et en ville (chevaux attelés pour le débardage en forêt, le travail de la vigne, le transport hippomobile notamment scolaire, la collecte des déchets, ou montés dans la police ou chez les gardes-forestiers...).

Sportif et éducatif

  • 504 compétitions internationales reçues en 2024 : la France est le deuxième pays organisateur de concours équestres au monde (attelage, dressage, concours complet, saut d'obstacle...) ;
  • Deux médailles aux Jeux olympiques de Paris 2024.

Créateur de lien social et médiateur

Il aide à la réinsertion de jeunes en difficulté.
Il travaille avec des personnes handicapées ou convalescentes, source d’épanouissement pour tous ceux qui pratiquent l’équitation ou côtoie un équidé.
Il permet l’apprentissage du respect, de la responsabilité et familiarise avec le vivant et la nature.

Artiste et culturel dans les spectacles vivants

L'équitation de tradition française est inscrite depuis 2011 par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La filière des équidés en France c'est :
  • près de 1 million d'équidés ;
  • 6 races de chevaux de course, 16 races de chevaux de sport et loisir, 8 races de chevaux de territoire, 11 races de trait et 9 races d'ânes ;
  • plus de 21 000 élevages ;
  • 233 hippodromes (la moitié du parc européen) et 18 000 courses chaque année ;
  • plus de 9 500 structures équestres et près de 650 000 licenciés à la fédération française d'équitation (4e fédération sportive française en nombre de licenciés) ;
  • plus de 120 000 actifs en lien avec la filière en 2023, dont 54 000 emplois sont en lien avec la production et l’utilisation d’équidés.

Chiffres IFCE 2024

Les domaines d'intervention du ministère chargé de l'agriculture auprès de la filière équine

  • cotutelle de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE) avec le ministère chargé des Sports ;
  • conception et mise en œuvre des politiques nationales de soutien à la filière équine en vue d'assurer la préservation des races d'équidés et le développement économique des entreprises ;
  • agrément des organismes de sélection et approbation des programmes de sélection de chaque race d’équidés, au sens du règlement européen relatif aux conditions zootechniques et généalogiques applicables à l’élevage ; agrément des organismes chargés du contrôle des performances ;
  • élaboration de la réglementation concernant les courses hippiques, l’approbation du calendrier des courses support des paris hippiques, la bonne mise en œuvre des paris hippiques et le développement des innovations ; approbation des codes des courses de chaque discipline ;
  • cotutelle du GIE PMU, opérateur sous monopole des paris hippiques offline ;
  • suivi des sociétés de course et organismes communs de la filière des courses hippiques ; approbation de leurs budgets ;
  • surveillance et lutte contre les maladies sur tout le territoire par les agents des directions départementales de la protection des populations avec l'appui des vétérinaires sanitaires ;
  • traçabilité : les équidés sont obligatoirement identifiés par un numéro unique dans la base nationale SIRE (système d’information relatif aux équidés), gérée par l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), et disposent d'un passeport individuel ;
  • circulation des équidés : ils doivent avoir un certificat sanitaire, indispensable pour les échanges commerciaux et les mouvements hors du territoire national ;
  • contrôles et inspections sanitaires des lieux de détention de chevaux : une attention particulière est portée au bien-être animal et à l'identification des équidés ;
  • contrôles spécifiques sur les équidés destinés à la consommation humaine pour assurer la protection du consommateur.

Les métiers du cheval : des métiers de passion, des formations professionnalisantes

Soigneur, groom, lad, éleveur, entraîneur, moniteur d’équitation, maréchal ferrant, palefrenier, gestionnaire et responsable d’entreprise hippique... Les établissements de l’enseignement agricole proposent des formations pour accéder aux différents métiers du secteur équin.
Chaque année, le ministère en charge de l’agriculture diplôme près de 3 000 élèves, apprentis ou adultes.

Les courses hippiques, un secteur stratégique pour toute la filière

En France, les paris hippiques sur les courses de trot et de galop représentent 9,7 milliards d'euros chaque année, faisant du secteur des courses un socle financier pour toute la filière équine.

Organisées par les deux sociétés mères, France Galop pour les courses de galop et Le Trot pour les courses de trot, les courses hippiques constituent un pilier central du financement et de l’organisation de la filière. Si l'essentiel de cette somme est reversée aux parieurs, près de 800 millions d'euros sont reversés aux sociétés mères pour l'organisation des courses, l'entretien des hippodromes mais aussi sous forme d'allocations aux éleveurs, aux entraîneurs...
L'institution des courses soutient également les autres segments de la filière (équidés de sport et de travail notamment) à travers le fonds Éperon.

Les courses hippiques françaises rayonnent également à l’international à travers des événements majeurs tels que le Prix d’Amérique, considéré comme le championnat du monde des trotteurs, et le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe coté galop.

Par ailleurs, la filière accorde une importance croissante au bien-être équin : la Fédération nationale des courses hippiques, en lien avec l’ensemble des entités de l’institution des courses, déploie un plan d’action dédié au bien-être équin, visant à renforcer la prévention, la formation des professionnels et l’amélioration continue des pratiques.

L'institut français du cheval et de l'équitation (IFCE)

Opérateur de l’État pour le secteur équin, l’IFCE est devenu, depuis janvier 2018, institut technique agricole en charge de la recherche appliquée et du développement sur l’ensemble des champs et thématiques de la filière.

Son action au profit des acteurs socio-professionnels, des collectivités territoriales, de l’État et de tous les publics concernés par le cheval se structure autour de cinq axes :

  • l'appui à la filière équine et au sport équestre de haut niveau ;
  • la traçabilité des équidés ;
  • la valorisation du patrimoine équestre et de l'équitation de tradition française ;
  • la recherche et la diffusion de ses résultats ;
  • la formation diplômante et professionnalisante.

Consulter le site de l'IFCE

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