« J’ai réduit de 60% les traitements phytosanitaires sur mes pommes »
Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr
Charlie Gautier, pomiculteur, travaille depuis de nombreuses années avec la grande distribution pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires. Ils ont élaboré ensemble, des cahiers des charges de plus en plus rigoureux pour respecter l’environnement et la qualité des pommes.

« Ma production de 60 hectares est principalement destinée aux grandes et moyennes surfaces. Les cahiers des charges sont de plus en plus exigeants en termes d’utilisation des produits chimiques. Avec Carrefour, depuis 3 ans, le contrat nous engage à ne plus utiliser de traitements chimiques de la fleuraison jusqu'au fruit sur une partie du verger », explique Charlie Gautier. Dans quelques mois, Reinette du Canada, Chantecler, Golden, Goldrush, Gala, Granny, mais encore Delisdor ou Choupette produites sur l’exploitation, seront estampillées d’un label « sans pesticides de synthèse dès la fleuraison ».

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Utiliser les mécanismes de défense des fruits

Pour protéger ses Vergers des Vaux du Loir (Pays de la Loire), contre les maladies et les herbes indésirables, Charlie Gautier s’est tourné peu à peu vers des solutions de biocontrôle. Ces techniques alternatives lui permettent de réduire les traitements classiques, par exemple il recourt au cuivre ou au souffre pour éviter l’apparition de tavelures. « Il est primordial de soigner le verger des tavelures car elles peuvent conduire à sa perte. Nous utilisons dorénavant des Simulateurs de défense des plantes (SDP), comme des préparations à base de prêles ou d’orties, qui permettent aux pommiers de se protéger d’eux-mêmes des différentes infections. Nous remplaçons également peu à peu le désherbage chimique par un binage que nous effectuons autour des pieds des pommiers », conclut-il.

C’est dans ce souci de rentabilité et de réponse au consommateur, que Charlie Gautier a réduit de 60% en 15 ans, l’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse dans ses vergers.