Accord commercial UE-Japon : entre opportunités nouvelles et protections renforcées
01/02/2019
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Aboutissement de 5 ans d'intenses négociations, le JEFTA (Japan-EU Free Trade Agreement) entre en vigueur le 1er février 2019. Ce traité commercial entre l'Union Européenne et le Japon, considéré comme « le plus important jamais négocié », donne naissance à la plus grande zone de libre-échange au monde. Cet accord, avec la troisième économie mondiale, offre d’importantes perspectives économiques, avec notamment des débouchés renforcés pour les produits agricoles français.

À eux deux, le Japon et l'Union européenne représentent une zone de près de 630 millions d’habitants, produisant plus du tiers du PIB mondial.

Droits de douanes supprimés, compétitivité renforcée

A partir du 1er février 2019, 90% des produits européens exportés vers le Japon seront exemptés de droit de douane. Pour les autres, l’élimination se fera de manière progressive. Cette suppression représente un milliard d'euros d'économies escomptées pour les entreprises des 28 États-Membres.

Cet accord bénéficie en particulier aux agriculteurs et aux entreprises de l'hexagone :

  • le Japon étant le 13e client de la France ;
  • 1,4 milliard d'euros de produits agroalimentaires sont exportés, chaque année, par les entreprises françaises.

Débouchés supplémentaires pour les produits agricoles

La suppression des droits de douane, sur près de 85% des produits agricoles exportés, renforcera la compétitivité des sociétés françaises qui subissaient jusqu’à présent de droits élevés (15  pour le vin, 38  pour la viande bovine et 30% pour le fromage). Concrètement, l'accord prévoit, selon les produits, un démantèlement tarifaire progressif, des périodes de transition (pouvant aller jusqu'à 15 ans), et l'instauration de certains quotas.

Avec un meilleur accès au marché japonais, de nouvelles opportunités d’exportation pour les producteurs européens et français sont à attendre, notamment pour le bœuf, le porc, le fromage, les produits transformés, les vins et spiritueux. Le riz, denrée essentielle pour les Japonais, est en revanche exclu de l'accord.

Meilleure protection et reconnaissance des indications géographiques

Tokyo s'engage à reconnaître plus de 200 indications géographiques, comme le Roquefort, le Comté, le Champagne, ou le jambon de Bayonne, qui bénéficient désormais du même niveau de protection qu'en Europe.

Retrouvez le dossier complet sur le site de la Commission européenne