La phytopharmacovigilance : anticiper, détecter, analyser et prévenir les effets indésirables des produits phytopharmaceutiques
Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

En complément de ses missions d’évaluation des risques et de délivrance des autorisations de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) est en charge de la mise en oeuvre du dispositif de phytopharmacovigilance (PPV).

L’objectif de la phytopharmacovigilance est de détecter au plus tôt les signaux qui peuvent amener à prendre des mesures de prévention ou de limitation des risques liés aux produits phytopharmaceutiques. Pour répondre à cet objectif, la phytopharmacovigilance repose sur trois modalités complémentaires : un réseau d’organismes de surveillance ou de vigilance, des études ad hoc et le recueil de signalements spontanés. Le dispositif concerne à la fois la contamination des milieux, l’exposition et les impacts sur les organismes vivants dont l’Homme et sur les écosystèmes, ainsi que les phénomènes d’apparition de résistances.

Les études mises en place par l’Anses ont pour but de consolider les réseaux existants ou de collecter de nouvelles données. Elles doivent permettre de répondre à des questions spécifiques en vue d’une application rapide sur les conditions d’autorisation de mise sur le marché (AMM). 27 études ont été lancées depuis 2015 dont 11 nouvelles en 2018.

Pour plus d'informations, consulter le dossier de l'Anses sur la phytopharmacovigilance.