Covid-19 : l’École vétérinaire de Toulouse contribue aux recherches sur le virus
Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr

En cette période de lutte contre le Covid-19, il est plus que jamais indispensable d'unir nos connaissances scientifiques. À l'École nationale vétérinaire de Toulouse (Haute-Garonne), Jean-Luc Guérin, enseignant chercheur en pathologie aviaire, explique dans quelle mesure les écoles vétérinaires font avancer la recherche sur le Covid-19.

Pourquoi une équipe de recherche sur le Covid-19 a-t-elle été lancée dans votre établissement ?

L'expertise de l’école en matière de génome et de détection des maladies virales est établie depuis longtemps. Notre équipe a déjà travaillé sur le séquençage de coronavirus des volailles et des bovins. Nous collaborons avec l’Institut Pasteur sur les méthodes de séquençage.

Dès le début de la crise, nos collègues de l'Institut Pasteur ont pris en charge le diagnostic de ce nouveau coronavirus. Il était donc logique que nous appliquions des méthodes que nous développions déjà.

Comment se déroulent ces recherches ?

Sur la trentaine de membres de notre équipe de recherche, six personnes travaillent sur le coronavirus. Je pilote cette équipe qui est mobilisée sur quelques actions clés comme le séquençage et les essais de culture en environnement confiné, dans un laboratoire de niveau L3.

Comment vos travaux se poursuivent-ils depuis le début du confinement ?

Il fallait bien entendu garder le lien et faire avancer des travaux à distance. Nous avons mis en place beaucoup de réunions virtuelles. Les activités de recherche pure en laboratoire ont toutes été mises entre parenthèses. Par contre, plusieurs personnes clés ont été tout de suite identifiées pour travailler sur le Covid-19. J’effectue également une surveillance des installations afin que nous puissions reprendre l’ensemble de nos recherches dès que cela sera possible.

D’ici quelques temps, nous passerons à une phase dans laquelle nous allons devoir reprendre les recherches concernant la prévention de nouvelles épidémies. La contribution de la communauté vétérinaire et des écoles sera alors essentielle. Il faudra que virologues et épidémiologistes vétérinaires continuent à travailler dans une approche de santé globale pour renforcer la surveillance, les principes de biosécurité, etc.

Plus d'informations sur l'École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT).

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