Troisième Carrefour des Projets alimentaires territoriaux (PAT) organisé le 7 juillet à Tours

23 juillet 2026 Info +

3e « Carrefour des PAT » : focus sur les leviers d’opérationnalisation des Projets alimentaires territoriaux

Le troisième Carrefour des Projets alimentaires territoriaux (PAT), organisé le 7 juillet dernier par le consortium d’animation du réseau national, en partenariat avec l’ADEME, a réuni à Tours plus de 240 acteurs de l’alimentation pour échanger sur les changements d’échelles des projets alimentaires territoriaux.

Une première table ronde, réunissant la Directrice générale de l’alimentation (DGAL) du ministère et la vice-présidente du Conseil régional en charge de l’agriculture et de l’alimentation Centre Val de Loire, ainsi que la directrice des investissements du pôle environnement de la Banque des Territoires a permis de faire converger les avis : d’une part, les PAT constituent un dispositif privilégié et adapté pour un accès de tous à une alimentation durable et de qualité et, d’autre part, les leviers d’opérationnalisation déjà activés doivent être poursuivis afin de maintenir la dynamique enclenchée.

Nathalie Corade, maître de conférences à Bordeaux Sciences Agro, grand témoin, a conclu cette journée en soulignant « la convergence des acteurs », lesquels partagent les enjeux et les ambitions autour du déploiement des PAT avec la nécessité de poursuivre les travaux, « notamment sur les impacts des PAT et le besoin de financement ».

 première table ronde, réunissant la Directrice générale de l’alimentation (DGAL) du ministère et la vice-présidente du Conseil régional en charge de l’agriculture et de l’alimentation Centre Val de Loire, ainsi que la directrice des investissements du pôle environnement de la Banque des Territoires

Partage d’expérience

Une « place des marchés », organisée par les Directions régionales de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) et les réseaux régionaux de PAT, a favorisé de nombreux échanges et partages d’initiatives entre PAT mais a également permis de montrer la réalisation d’actions concrètes par les PAT autour de thématiques très variées : la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’approvisionnement de la restauration collective, la structuration de filières locales, la transformation, la logistique, l’installation et le foncier agricole, l’éducation alimentaire, la lutte contre la précarité alimentaire, l’adaptation au changement climatique et la préservation de la ressource en eau, la coopération entre PAT.

Une deuxième table ronde, réunissant le Bureau de la politique de l’alimentation de la DGAL, le président de l’Association nationale des directeurs de la restauration collective (AGORES) et la conseillère municipale déléguée à l’alimentation de la ville de Tours a mis en lumière le levier de la restauration collective comme outil de déclinaison des PAT. Aussi, les PAT sont essentiels pour la territorialisation de la SNANC et la prise en compte des priorités définies au niveau national afin de permettre au plus grand nombre de manger des produits durables et de qualité.

« Réponses concrètes et adaptées aux réalités des territoires »

Enfin, divers ateliers réunissant l’ensemble des participants ont été l’occasion de partager expériences et idées sur des thèmes divers : accompagner le changement dans les comportements alimentaires, comment lever le verrou économique pour l’approvisionnement en produits bio, des solutions pour lutter contre le gaspillage alimentaire, les politiques d’accès à l’alimentation, le concept « Une seule santé », le foncier agricole.

Le réseau national des PAT est animé par un consortium constitué de Terres en villes, Let’s Food, le BASIC et Solagro, dans le cadre d’un marché public pour les années 2026 et 2027.

« Les PAT ont la capacité d’apporter des réponses concrètes et adaptées aux réalités des territoires sur les différents enjeux d’actualité. Je pense en particulier à l’accès à des produits locaux de qualité ainsi qu’à l’adaptation au changement climatique ; les PAT sont un levier central de ces enjeux en tant que dispositifs permettant de territorialiser le mise en œuvre de la SNANC. »

Maud Faipoux, directrice générale de l’alimentation