Réseau systématique de suivi des dommages forestiers - Bilan 2020
Hez Froidmont, DSF

Les observations des 542 placettes notées en 2020 actualisent l'évolution des critères de santé des forêts relevés depuis 1989 sur le réseau RSSDF.
Depuis 30 ans, ce réseau permet de noter l’état des houppiers de près de 12 000 arbres statistiquement représentatifs de la forêt française métropolitaine. C’est un outil de suivi de la santé de la forêt française dans le temps et un témoin d’éventuels changements de grande échelle.

Il confirme ainsi l’importance de la chalarose dans le paysage de la frênaie française ou encore la dégradation progressive de l’état de santé de la châtaigneraie française. Les contraintes de croissance et la vulnérabilité des peuplements expliquent pour partie l'état dégradé des houppiers. Les déficits foliaires seront plus importants pour les épicéas d'altitude, les forêts péri-urbaines, les stations pauvres... A cela s'ajoutent des aléas qui peuvent bouleverser des peuplements en équilibre. Il peut s'agir de l'arrivée d'agents biotiques ou bien d’événements métérorologiques comme les sécheresses.

Certaines essences montrent une dégradation de leurs déficits foliaires : depuis plusieurs années pour le frêne, le châtaignier ; plus récemment pour le hêtre ou l'épicéa. D'autres essences montrent un état sanitaire stable depuis 1997 comme les chênes sessiles et pédonculés ou le sapin pectiné.

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Réseau systématique de suivi des dommages forestiers - Bilan 2020 (PDF, 2.15 Mo)