Rapport annuel de surveillance biologique du territoire
©Xavier Remongin/Min.Agri.Fr

La surveillance biologique du territoire (SBT) dans le domaine végétal est au cœur des missions des services du Ministère chargé de l’Agriculture. Elle est organisée depuis plusieurs décennies pour connaître la situation sanitaire du territoire, pour améliorer le raisonnement des méthodes de lutte contre les organismes nuisibles et pour s’assurer du caractère indemne ou faiblement contaminé de notre territoire vis-à-vis d’organismes qui sont réglementés et/ou émergents en France, dans l’UE ou dans les pays tiers importateurs de nos produits végétaux.

Comme chaque année, le gouvernement produit à destination des deux assemblées un rapport national relatif à la surveillance biologique du territoire (SBT). Le dernier rapport traitant de l’année 2015 vient d’être publié par le ministère chargé de l’Agriculture.
Ce rapport est réalisé par la sous direction de la qualité de la santé et de la protection des végétaux au sein de la direction générale de l’alimentation du ministère chargé de l’agriculture. Il présente le dispositif organisant la SBT tant en métropole que dans les DOM, détaille par grandes filières végétales les bilans phytosanitaires de cette année 2015 et donne les premières tendances issues des dispositifs de suivi des effets non intentionnels des produits phytopharmaceutiques.
Ainsi, les suivis réalisés en épidémiosurveillance pour cette campagne montrent entre autres, une incidence relativement faible des principales maladies dues à des champignons sur la vigne ou encore sur les céréales. Il en va de même pour Drosophila suzukii en cultures fruitières et légumières.
A l'inverse, des extensions de présence  de certains bio-agresseurs ou de maladies tels que la flavescence dorée, la sharka ou encore le cynips du châtaignier sont notées.
En productions horticoles et en zone non agricole, le fait majeur en 2015 a été la première détection au cours de l’été de la bactérie Xylella fastidiosa, d’abord en Corse puis en région PACA.
En matière de cultures en zone tropicale, la maladie du Greening des agrumes ou Huanglongbing, causée par Candidatus Liberibacter, constitue le bio-agresseur le plus problématique aux Antilles.
Les différents travaux qui ont porté sur le suivi des résistances, ont montré une progression des phénomènes d’érosion des efficacités de certaines matières actives sur mildiou et oïdium.
Le suivi de la Biovigilance, qui consiste en l’étude de l’impact potentiel des traitements phytosanitaires sur la flore des bords de champs, certains insectes, la présence d’espèces d’oiseaux et sur la population de vers de terre, a fait l’objet d’analyses statistiques multi-échelles par l’INRA depuis de l’automne 2015.