Quand la donnée éclaire l’action de l’État
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Nicolas Carlier, chef de projet et data analyst au service de la statistique et de la prospective au secrétariat général (SG) à Paris.
Arrivé au ministère en mars 2025, Nicolas Carlier n’est pas un novice de la donnée agricole. Titulaire d’un master en biologie, il a travaillé près de dix ans dans une société d’études de marché spécialisée dans le secteur. « J’utilisais déjà régulièrement les données du ministère », se souvient-il. À force de les analyser, l’envie de passer de l’autre côté s’impose : contribuer directement à la production de ces données, et leur donner un sens plus large, au service de l’action publique.
Un métier stimulant et profondément utile
Ce qui le motive au quotidien, c’est l’utilité très concrète de la statistique publique. Les données produites éclairent les décisions politiques et servent aussi bien aux chercheurs qu’aux acteurs de terrain. « En France, on sait précisément combien il y a de vaches ou d’hectares cultivés. Cette connaissance fine est essentielle pour piloter les politiques agricoles. C’est une véritable boussole. » Aujourd’hui, près de 7 200 exploitations agricoles transmettent leurs données comptables, offrant une photographie précise et fiable de l’agriculture française.
Piloter une transformation européenne majeure
Au sein du bureau des statistiques sur les productions et les comptabilités agricoles, Nicolas Carlier est aujourd’hui chef de projet sur un chantier européen majeur : la transition du RICA (Réseau d’information comptable agricole) vers le RIDEA (Réseau d’information sur la durabilité des exploitations agricoles), un nouveau dispositif engagé en 2025, avec une transition progressive qui se poursuit en 2026. L’objectif est de faire évoluer une enquête historique, longtemps centrée sur l’économie des exploitations, vers une approche plus globale, intégrant des dimensions environnementales et sociales.
Un projet structurant, mené en lien étroit avec la Commission européenne et les autres États membres, qui pose un défi central : enrichir l’information tout en limitant la charge pour les agriculteurs. « Notre rôle est de trouver des solutions pour collecter mieux, sans alourdir inutilement le travail des agriculteurs », explique-t-il. Un travail de fond, qui mobilise à la fois expertise technique et coordination européenne.
Pour Nicolas Carlier, l’enjeu dépasse largement la technique. « Il n’y a pas de politique publique sans statistique. Dans un monde saturé de chiffres approximatifs, la donnée publique agricole reste un repère essentiel. Produire des données fiables et dignes de confiance, c’est indispensable ! »
Son parcours
- 2015 : Master en biologie intégrative des interactions plante/ microbe/environnement.
- 2015 : Ingénieur d’étude chez Arvalis Institut du végétal.
- 2016 : Chargé d’études à ADquation Études Marketing.
- Depuis mars 2025 : Chef de projet et data analyst au ministère.
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