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Cheick Saidou / agriculture.gouv.fr

10 juin 2013 Info +

Plan de développement durable de l'apiculture

Les abeilles sont non seulement indispensables à la production nationale de miel et d’autres produits de l’apiculture mais aussi à la pollinisation et donc à l’agriculture. Pour développer la filière apicole et répondre aux enjeux soulevés par les mortalités importantes d’abeilles enregistrées en divers points du globe et en France, le ministre Stéphane Le Foll a annoncé un plan de développement durable de l’apiculture.

Plan de développement durable de l'apiculture (PDF, 2.59 Mo)


Un an après son lancement, Stéphane Le Foll fait un point d’étape sur la mise en œuvre du plan de développement durable de l’apiculture.

Voir le point d'étape sur le plan de développement durable de l'apiculture - avril 2014 (PDF, 349.26 Ko)


Des climats différents, une géographie et des cultures diverses...La France a les atouts pour être un grand pays apicole. Aujourd’hui, la production nationale correspond à moins de la moitié du miel consommé en France. Pour répondre à la demande, il faudrait un million de ruches et 3000 apiculteurs supplémentaires.

Or, les taux de mortalités observés sur les colonies d’abeilles dans le monde se sont fortement accrus, dépassant parfois les 30 % par an. Agressions chimiques, parasites, infections, insuffisance de ressources alimentaires, frelon asiatique...Il est dorénavant établi qu’il n’y a pas une cause unique de mortalité.

Le Plan de développement durable de l’apiculture doit répondre à ces enjeux, qui sont à la fois économiques, écologiques, de développement rural et de santé publique. Pour cela, ce sont tous les aspects de la filière apicole qui doivent être pris en compte.

Diminuer la mortalité des abeilles

L’utilisation systématique du parapluie chimique en agriculture n’est bon ni pour les apiculteurs et leurs abeilles, ni pour les agriculteurs et leur revenu. Il faut réduire l’utilisation des pesticides, tout en créant les conditions pour un meilleur dialogue entre agriculteurs et apiculteurs.
Les colonies d’abeilles sont victimes de maladies parasitaires, bactériennes et virales. Pour lutter contre ces maladies, il faut développer tout l’encadrement sanitaire autour de l’abeille.

Soutenir la recherche dans le domaine de l’apiculture

Connaître davantage l’abeille, les colonies, l’environnement, la pollinisation est nécessaire. Un appel à projet de recherche 2013-2015 doit être lancé, et une chaire d’enseignement supérieur en apidologie créée.

Structurer le développement du cheptel français

Augmenter le nombre de colonies d’abeilles en France est indispensable pour la pollinisation des cultures et des vergers et pour assurer la biodiversité végétale. Il faut plus d’élevages de reines et d’essaims en France, pour maintenir ou développer les cheptels sans devoir importer des colonies mal adaptées à nos régions. Des outils de sélection génétique et d’insémination artificielle doivent être mis en place.

Former et installer des jeunes apiculteurs

Pour relancer la production, il faut professionnaliser la filière et installer des jeunes apiculteurs sur tout le territoire français, et donc créer des formations initiales et continues au métier de l’apiculture.

Organiser la filière apicole et la production

Pour produire du miel, il faut des fleurs, et pour maintenir les abeilles en bonne santé, il faut une flore variée. Dans le cadre de la réforme de la PAC, les surfaces d’intérêt écologique qui seront mises en place devraient pouvoir bénéficier aux abeilles de manière importante.

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